mardi, 28/07/2026   
   Beyrouth 16:58

Trump jure de frapper l’Iran « très fort » dans la soirée… puis change d’avis

Donald Trump a juré jeudi de frapper « très fort » l’Iran dans la soirée et menacé d’une prise de contrôle de ses sites pétroliers, après de nouvelles frappes des deux camps dans la nuit, Téhéran jugeant désormais « pratiquement dénué de sens » le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

« Les Etats-Unis vont frapper l’Iran (…) TRES FORT ce soir », a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social, alors que les hostilités ont ouvertement repris ces derniers jours plus de trois mois après le début du conflit.

« Dans un avenir assez proche, nous prendrons l’île de Kharg, ainsi que d’autres infrastructures pétrolières », a-t-il ajouté. Il avait fin mars menacé « d’anéantir » ce principal terminal pétrolier iranien, visé par des frappes début avril, mais sans évoquer une prise de contrôle.

Au début de la soirée, le président américain a changé d’avis et annulé ses frappes contre l’Iran : « En tant que président des États-Unis, j’ai annulé les frappes et les bombardements prévus ce soir contre l’Iran. Cette annulation fait suite à des discussions avec l’Iran qui ont atteint les plus hautes sphères du pouvoir iranien. La date et le lieu de la signature seront annoncés prochainement », a-t-il écrit sur sa plateforme Social Truth.

Mardi, Donald Trump avait promis un accord imminent avec l’Iran – pour la 38e fois depuis le début du conflit selon un décompte de CNN -, avant de faire volte-face le lendemain.

« On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n’arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous », s’est-il emporté devant la presse.

Le cessez-le-feu au Moyen-Orient, entré en vigueur le 8 avril et globalement respecté jusqu’au week-end dernier, est désormais « pratiquement dénué de sens », avait estimé plus tôt la diplomatie iranienne.

Il est « difficile de rester optimiste », a résumé le Pakistan, principal pays médiateur, appelant à la diplomatie et au dialogue, comme après lui Moscou, Pékin, Ankara et Ryad.

Source : Avec AFP