Quelques heures après l’annonce de l’accord entre les États-Unis et l’Iran, c’est le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, qui a fourni la première action israélienne officielle au mémorandum d’entente annoncé dans la nuit entre l’Iran et les USA.
Il a réaffirmé que l’entité sioniste n’envisage aucun retrait militaire du Liban, de la Syrie ou de Gaza.
Selon Israel Katz, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et lui-même conduisent une politique claire.
« Tsahal restera dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza sans limitation de durée », a-t-il déclaré. Il a également affirmé que ces secteurs seraient entièrement débarrassés de leurs infrastructures terroristes, en surface comme en sous-sol. Les habitations des villages frontaliers utilisées, selon Israël, comme positions du Hezbollah ou d’autres organisations armées seront détruites.
Pour le ministre, cette stratégie constitue l’une des principales leçons du 7 octobre 2023. Il estime que la création de zones de sécurité représente « l’un des plus grands succès de Tsahal » depuis le début de la guerre.
Le ministre a également révélé que Benjamin Netanyahu avait exposé cette position au président américain Donald Trump ainsi qu’à plusieurs hauts responsables américains. Lui-même dit avoir transmis le même message au secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth.
Enfin, Israel Katz a adressé une mise en garde à l’Iran. Si Téhéran décidait de s’en prendre à Israël en réaction aux événements au Liban, l’État hébreu répondrait « avec toute sa puissance ».
Israël n’est pas subordonné aux USA
Même son de cloche de la part du ministre israélien de la Sécurité nationale qui a également exclu tout retrait des zones conquises par l’armée d’occupation au Liban.
« L’accord de Trump ne nous engage pas. Israël n’est pas subordonné aux États-Unis et nous sommes un État indépendant et souverain », a-t-il déclaré sur le réseau X.
Tout en affirmant son attachement à l’alliance avec Washington, Ben-Gvir a insisté sur le fait que l’entité sioniste « n’est pas une république bananière ».
Le chef du parti Force juive estime que l’histoire a démontré les dangers des concessions faites sous pression internationale. Il cite notamment les accords d’Oslo, la guerre du Liban de 2006 et la politique de retenue menée face au Hamas à Gaza avant le 7 octobre.
Selon lui, Israël ne doit accepter aucun compromis sur ses objectifs militaires. « Nous ne sommes pas partenaires de cet accord qui ne garantit pas notre sécurité », a-t-il affirmé, appelant au démantèlement complet du Hezbollah et refusant tout retrait des zones conquises par l’armée israélienne au Liban.
Ben-Gvir a également réclamé une doctrine de riposte immédiate contre toute attaque venue du Liban. Selon lui, chaque tir de drone, de missile ou de roquette contre Israël devrait entraîner une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth.
Le ministre israélien des Finances, Betsalel Smotrich, a lui aussi vivement critiqué l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran.
Mauvais pour Israël et le monde libre
« L’accord avec l’Iran est mauvais pour Israël et pour le monde libre. Point final », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Smotrich a toutefois souligné que la campagne menée contre l’Iran avait permis d’obtenir d’importants résultats stratégiques. Selon lui, les succès enregistrés dans l’affaiblissement des capacités iraniennes ne seront pas remis en cause par l’accord actuellement en préparation.
Le chef du Parti Sionisme religieux a également estimé que la prochaine épreuve se jouerait au Liban. « Nous serons testés au Liban », a-t-il averti, soulignant que « la sécurité des habitants du nord d’Israël demeure une priorité absolue ».
Smotrich a enfin insisté sur la nécessité de préserver la liberté d’action de l’armée israélienne contre le Hezbollah.
Source : Médias
