dimanche, 21/06/2026   
   Beyrouth 00:27

Hezbollah accuse « Israël » d’avoir violé plus de 300 le cessez-le-feu et refuse « la liberté de mouvement » de son armée

Le bureau des relations médiatiques du Hezbollah a rejeté samedi les allégations israéliennes l’accusant d’avoir violé l’accord de cessez-le-feu assurant qu’elles sont « totalement infondées » et refuse « la liberté de mouvement » que l’armée israélienne voudrait s’accorder au sud du Liban

Elles font partie des tentatives de l’occupation pour justifier ses attaques continues contre le Liban et tromper l’opinion publique, a-t-il fait remarquer dans un communiqué.

Et de poursuivre que ces allégations s’inscrivent également dans une tentative manifeste de sabotage de l’accord entre la République islamique d’Iran et les États-Unis d’Amérique.

Le Bureau médiatique a indiqué avoir recensé plus de 300 violations et incursions perpétrées par l’occupation israélienne depuis l’aube de vendredi, y compris des raids aériens menés par des avions de guerre et des drones, des tirs d’artillerie de différents calibres et des tirs d’obus au phosphore sur plus de 25 localités et villages ainsi que sur la ville de Nabatiyeh.

Le communiqué ajoute que ces attaques ont fait plus de 111 martyrs et 176 blessés.

Il révèle aussi que les premières informations indiquent que l’occupant a utilisé des bombes à fragmentation interdites internationalement.

« Le nombre d’attaques israéliennes depuis ce matin a atteint au moins 180, entraînant la mort de plus de 28 martyrs, dont 3 martyrs de l’armée libanaise, en plus de 35 blessés », ajoute le communiqué.

Le Hezbollah a affirmé que l’occupation israélienne « n’a jamais respecté » les termes des accords de cessez-le-feu, soulignant la poursuite des attaques aériennes, des bombardements, de la destruction de maisons et du meurtre de civils, même après l’annonce du mémorandum d’entente entre l’Iran et les États-Unis.

Il a ajouté que ces incidents montrent quelle partie viole l’accord de cessez-le-feu et compromet les accords existants, considérant les attaques israéliennes comme « un acte d’agression clair et une continuation de la guerre ».

La déclaration tenait l’occupation israélienne pour entièrement responsable, appelant les États-Unis et les pays concernés à faire pression sur elle pour qu’elle cesse les attaques et mette en œuvre les accords.

Le Hezbollah a affirmé que « le Liban, son peuple et sa résistance ont le droit de défendre leur terre et leur souveraineté », soulignant son rejet de la « liberté de mouvement » permettant à l’occupation de poursuivre ses attaques, et affirmant que « l’expulsion de l’occupation du pays n’est qu’une question de temps »