L’Iran s’apprête à franchir une nouvelle étape dans son programme spatial, avec quatre satellites de conception nationale désormais pleinement intégrés et prêts au lancement, a rapporté le média iranien Press Tv.
Baptisés Zafar-2, Paya (ou Tolou’-3), et le deuxième prototype de Kowsar, ils ont été fixés avec succès au bloc de séparation du lanceur russe Soyouz. Selon Press Tv, ces satellites sont destinés à l’observation de la Terre, et aux applications de l’internet des objets des technologies (IoT) de plus en plus essentielles aux économies modernes.
Leur lancement prévu le 28 décembre a été reporté au mois de janvier de l’an prochain, suite à des constats techniques, a indiqué le directeur de l’agence spatiale iranienne Hassan Salarieh.
Selon Moharram Ghiasvand, chef du groupe spatial de la société des industries électroniques du ministère de la Défense, ce satellite Paya ou Tolou’-3, conçu pour imager la Terre est équipé de deux capteurs d’imagerie capables d’enregistrer des images en noir et blanc et en couleur, avec une résolution allant jusqu’à cinq mètres. Grâce à des algorithmes d’intelligence artificielle, la résolution d’image peut atteindre trois mètres, une première pour l’Iran en orbite terrestre basse. Le responsable a également souligné que le satellite Tolou’-3 utilise la technologie des télescopes à miroirs, et non celle des caméras à objectif, pour obtenir une haute résolution d’image et il peut ajuster son altitude orbitale et, grâce à son système de propulsion interne, voire même l’augmenter afin de maintenir sa durée de vie opérationnelle jusqu’à trois ans.
Le directeur du Groupe spatial iranien a mis en avant le débit de transmission de données élevé du satellite, déclarant que « le volume d’images reçues est très important et le débit de transmission de données vers la Terre est plus de dix fois supérieur à celui des satellites précédents. »
« Ces lancements constituent une étape importante et un tournant pour l’industrie spatiale iranienne », a-t-il déclaré pour Press TV, assurant qu’ils sont « le fruit d’une coopération entre des chercheurs universitaires et des entreprises privées spécialisées dans les technologies ».
Toujours selon ce média, parallèlement aux préparatifs de lancement, l’Iran s’emploie à renforcer son écosystème d’innovation, afin de transformer les données satellitaires en solution concrètes.
Selon le directeur de la Société iranienne basée sur le savoir, Soheil Eyvazkhani, l’Institut iranien de recherche spatiale a signé un accord de coopération avec l’écosystème technologie et d’innovation Atlas axé sur le développement des technologies géomatiques, un domaine qui combine données spatiales, cartographie et services de géolocalisation.
Source : Médias
