lundi, 27/07/2026   
   Beyrouth 14:05

Baghaei : « Nous ne laisserons pas Washington décider de la guerre et de la paix, et les répercussions des actes de Zelensky toucheront plusieurs pays »

Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères et membre de l’équipe négociatrice, Esmaeil Baghaei, a affirmé que ce qui détermine la fin des événements, ce sont les intérêts nationaux. Il a souligné que son pays prend ses décisions par le biais d’un processus transparent et ne permettra pas à Washington de déterminer le moment de la guerre et de la paix.

Concernant le protocole d’accord avec Washington, Baghaei a insisté sur le fait que les États-Unis ont violé l’accord ainsi que l’ensemble du système découlant de ce protocole. Il a affirmé qu’en réponse aux violations américaines, l’Iran a, de son côté, suspendu le respect de ses engagements.

Les répercussions de l’agression toucheront plusieurs pays

Baghaei a fait porter aux États-Unis la responsabilité première de l’agression contre l’Iran, tout en soulignant qu’il est impossible de fermer les yeux sur la participation de certains pays de la région à cette agression, attendant de ces derniers qu’ils ne poursuivent pas leur coopération avec Washington.

Il a également qualifié la récente déclaration commune du secrétaire d’État américain Marco Rubio et des pays du Conseil de coopération du Golfe de « déclaration destructrice », affirmant que tout le monde sait que l’Iran ne négocie pas sur ses capacités défensives.

Concernant les démarches internationales et diplomatiques, Baghaei a déclaré que Téhéran dispose de preuves de l’implication du nouveau gouvernement britannique dans l’agression contre l’Iran — alors qu’il était attendu de lui qu’il adopte une voie différente de celle de son prédécesseur —, appelant les responsables britanniques à reconnaître franchement que le facteur actuel de la situation dans le détroit d’Hormuz est ce que font les États-Unis.

Il a aussi critiqué les agissements des diplomates français en Iran, soulignant qu’ils ne peuvent être justifiés et constituent une ingérence dans les affaires intérieures du pays.

Sur le dossier de la navigation, Baghaei a indiqué qu’au cours des deux derniers jours, des discussions positives ont eu lieu avec le Sultanat d’Oman pour gérer le transit dans le détroit d’Hormuz, dans le respect de la souveraineté et des intérêts des deux pays, tranchant fermement sur le fait que les États-Unis n’ont aucun lien avec ce dialogue irano-omani.

S’agissant du dossier nucléaire et technologique, il a rappelé que l’entité sioniste s’oppose à tout développement technologique de n’importe quel pays de la région, réaffirmant que l’Iran ne renoncera pas à son droit d’utiliser la technologie nucléaire à des fins paisibles.

Dans le contexte régional et sécuritaire, Baghaei a annoncé qu’il a été décidé de renforcer la coopération et les contacts avec le Kurdistan irakien pour faire face aux groupes terroristes. Il a réitéré ses critiques à l’égard de la Bulgarie pour avoir mis l’aéroport de Sofia à la disposition des avions américains pour attaquer l’Iran, affirmant que cela contrevient au droit international et constitue une décision dangereuse.

Le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes s’est également adressé au président ukrainien Volodymyr Zelensky et aux pays européens qui le soutiennent, à la suite de l’attaque ayant ciblé un navire iranien, avertissant que les conséquences de cet acte sont imprévisibles pour eux et que les répercussions de ce qu’a fait Zelensky toucheront plusieurs pays à travers le monde.

Cela intervient dans le contexte du retour de l’agression américaine contre l’Iran, ce qui a provoqué des ripostes iraniennes par des opérations ciblant de nombreuses bases américaines dans le Golfe, en Syrie et en Jordanie.

Source : Médias