lundi, 27/07/2026   
   Beyrouth 19:31

Le député Moussawi : le pouvoir exécutif libanais protège l’ennemi

Le député du Hezbollah Ibrahim Mousawi, a accusé le pouvoir exécutif libanais de « protéger l’ennemi israélien et déformer les faits ».

« Les responsables avaient formulé une série de conditions et de promesses avant d’entamer des négociations directes, notamment le retrait des troupes israéliennes et la reconstruction du pays, mais ils n’ont respecté aucune de ces conditions ni aucun de leurs engagements », a-t-il souligné lors d’une cérémonie commémorative organisée par le Hezbollah en l’honneur de plusieurs martyrs à Nabi Chite.

Mousawi a affirmé que le fait de parler de retrait israélien des zones expérimentales du sud était « une parodie de l’intelligence et une preuve d’aveuglement volontaire ».

M. Mousawi a critiqué l’action du Premier ministre et du pouvoir exécutif, s’interrogeant sur l’intérêt de hisser le drapeau dans une zone libérée sans avoir tenu aucune promesse.

Il a conclu en disant : « Nous les tenons responsables de leurs engagements… mais ils ont entamé des négociations et les ont conclues sans atteindre aucune des conditions, et ils mentent effrontément ».

Hajj Hassan : Personne ne pourra désarmer la résistance

Lors d’une autre cérémonie de commémoration des martyrs organisée à Baalbek, le député du Hezbollah Hussein Hajj Hassan, a affirmé que la résistance possède, outre la foi et la certitude en Dieu, des éléments de force représentés par son peuple, son environnement favorable, sa constance, sa patience et sa capacité à persévérer, soulignant que toutes les tentatives et les pressions pour la pousser à capituler ne réussiront pas.

Hajj Hassan a déclaré : « Nos ennemis et adversaires s’illusionnent en pensant pouvoir nous éliminer et nous forcer à capituler, alors qu’ils sont obnubilés par nos armes car ils nous croient faibles », ajoutant : « Vous ne parviendrez pas à nous désarmer, et ces armes n’appartiendront à personne. »

Il a souligné que l’État libanais est tenu d’œuvrer pour un retrait complet d’Israël des territoires libanais occupés, sans aucune restriction ni condition, critiquant le « retrait partiel » qui a eu lieu dans la localité de Zawtar, qu’il considère comme « une ville qui avait été initialement libérée ».

Il a souligné que le chef du gouvernement d’occupation israélien, Benjamin Netanyahu, avait annoncé qu’« Israël » ne se retirerait pas facilement d’aucune zone, remettant en question la réalité des zones dont le retrait est évoqué et se demandant si cela a un lien avec les négociations prévues. Il a déclaré : « Nous ignorons si un éventuel retrait israélien inclura une ville initialement libérée, comme ce fut le cas à Zawtar, et peut-être à Baalbek. »

Sur le plan politique, Haj Hassan a évoqué la dépendance à l’égard du rôle américain, s’interrogeant sur la manière dont cette dépendance se traduirait après la rencontre entre le président américain Donald Trump et le chef du gouvernement d’occupation, Benjamin Netanyahu, et sur la position attendue d’Israël lors des négociations de Rome prévues pour le début du mois prochain.

Il a critiqué l’action des autorités libanaises, estimant que « ce qui existe aujourd’hui au Liban n’est pas un État, mais une autorité », remettant en question la position des responsables libanais face aux menaces américaines, notamment après les déclarations du président américain Donald Trump concernant la possibilité d’une entrée d’une armée étrangère au Liban.

Il a déclaré : « L’entrée en guerre d’armées étrangères est-elle inévitable ? Et le secrétaire d’État peut-il publier une déclaration condamnant les propos de Trump ? », appelant à une position officielle claire face à ces menaces.

Hajj Hassan a également remis en question les résultats de l’accord-cadre signé par les autorités libanaises, considérant que ce qui s’est passé à Zawtar « ne constitue pas une réussite », étant donné la condition imposée par l’occupation israélienne que les habitants entrent dans la ville par étapes, et les tirs continus en direction de l’armée libanaise.

Hajj Hassan a remis en question les mesures prises par l’État en réponse au ciblage par l’occupation israélienne de la station de pompage d’eau de Markaba, considérant que les autorités, y compris le ministère des Affaires étrangères, n’ont pas encore pris de position claire à la hauteur des violations et attaques israéliennes en cours contre le Liban, ni même publié de déclaration de condamnation, selon ses termes.

Source : Al-Manar