Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi s’est entretenu séparément au téléphone avec ses homologues omanais Badr al-Busaidi et saoudien Fayçal ben Farhane au sujet du détroit d’Ormuz, au cœur du conflit avec les Etats-Unis, a rapporté mardi la télévision d’État.
« Ils ont insisté sur la nécessité de renforcer la coopération et de faire progresser les efforts diplomatiques pour établir la stabilité dans la région et faire disparaître l’insécurité imposée dans le détroit d’Ormuz en raison des actes agressifs des Etats-Unis », selon la même source.
Le détroit d’Ormuz demeure l’un des principaux points de tension entre Téhéran et Washington, les désaccords sur la gestion de cette voie maritime ayant fortement fragilisé le protocole d’accord signé le 17 juin.
L’Iran insiste pour conserver le contrôle du détroit et veut en faire payer le passage, tout en maintenant Oman associé à cette gestion en tant que deuxième État riverain.
Selon l’agence Reuters, citant une source du Golfe, Oman a présenté à l’Iran une proposition visant à établir un mécanisme régional conjoint pour gérer le détroit d’Ormuz.
La proposition omanaise repose sur un système de redevances volontaires, dans le cadre d’une gestion régionale conjointe du détroit, ce qui garantit la participation de plusieurs parties à la supervision de la navigation, à l’écart de toute gestion unilatérale.
La source de Reuters a indiqué que la proposition stipule clairement que l’Iran n’exercera pas de contrôle unilatéral sur le détroit d’Ormuz, mais que la gestion de ce passage maritime se fera selon un mécanisme régional conjoint, prenant en compte les intérêts des pays concernés et assurant la continuité du bon déroulement du commerce international à travers le détroit.
La voie maritime, par laquelle transitait avant la guerre quelque 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié dans le monde, est de nouveau verrouillée par l’Iran depuis la reprise des hostilités entre Washington et Téhéran début juillet.
Le conflit s’est étendu ces dernières semaines avec la fin d’une trêve de quatre ans entre l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, et Sanaa qui lui a imposé un blocus maritime en riposte au blocus imposé au Yémen depuis 2016.
Source : Divers
