Les États-Unis ont mené, tôt ce jeudi matin, plusieurs agressions contre diverses zones du sud de l’Iran.
L’Université des Sciences Médicales de la province de Hormozgan, dans le sud de l’Iran a fait état de 3 martyrs et deux blessés suite à l’agression américaine sur l’île de Qeshm.
Le vice-gouverneur de Hormozgan a déclaré qu’une attaque ennemie avait visé une maison d’habitation sur l’île de Qeshm, confirmant que les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver trois personnes bloquées sous les décombres.
De son côté, le vice-gouverneur du Khouzestan a annoncé que les zones entourant les villes de Shadegan, Ahvaz et Abadan ont été la cible de tir de missiles américains, indiquant également que des secteurs aux alentours de la ville d’Arvandkenar ont subi une agression américaine.
La télévision iranienne a rapporté que deux explosions ont été entendues dans le port de Bandar Abbas, probablement dues à des activités de défense des forces armées iraniennes. Elle a également fait état de détonations entendues sur les îles d’Abou Moussa et de Kish, ainsi que dans la zone maritime entourant l’île de Qeshm.
L’agence Tasnim a indiqué que les tirs intensifs de missiles américains se poursuivaient depuis le territoire koweïtien en direction de l’Iran.
Pour sa part, l’agence Fars a confirmé qu’une explosion avait été entendue dans la province de Bouchehr, avant de faire état plus tard de plusieurs détonations sur l’île de Kish, tandis que Nour News rapportait que plusieurs explosions avaient retenti dans la ville d’Ahvaz.
Les dégâts causés par une agression américaine à l’aube contre une salle de sport dans la ville de Farashband, dans la province de Fars:
Auparavant, l’armée américaine avait annoncé avoir lancé des « attaques » contre l’Iran. Le Commandement central américain (CENTCOM) a déclaré que ses forces avaient ciblé des dizaines d’« objectifs appartenant au Corps des Gardiens de la révolution (CGRI) ».
Le CENTCOM a également précisé que plus de 50 000 soldats américains demeurent déployés dans la région du Moyen-Orient.
Les États-Unis poursuivent leurs agressions contre des zones en Iran, en violation du mémorandum d’entente conclu en Suisse en juin dernier. Cette nouvelle agression américaine intervient après une trêve de plusieurs jours.
L’Iran riposte à toute agression américaine en ciblant les bases et les positions stratégiques de l’armée américaine dans la région. Il s’oppose également aux tentatives de traversée de navires par des voies illégales incitées par Washington dans le détroit d’Ormuz, qui demeure fermé en raison de l’agression.
Dans le cadre de la riposte iranienne, la télévision iranienne a révélé que les attaques par missiles ayant ciblé la base aérienne Muwaffaq al-Salti en Jordanie ont été exécutées sur la base de renseignements parvenus au quartier général Khatam al-Anbiya.
Elle a ajouté que l’opération est intervenue après le redéploiement par Washington de chasseurs A-10 et F-15 ainsi que de nouveaux systèmes militaires au sein de la base, soulignant que la force aérospatiale du Corps des Gardiens de la révolution a mené une « opération surprise » au cours de laquelle elle est parvenue à détruire ses objectifs.
La télévision iranienne a affirmé que tous les mouvements des forces américaines dans la région sont « sous surveillance », et que les Gardiens de la révolution et l’armée iranienne cibleront les objectifs définis « dans les plus brefs délais » si nécessaire.
De son côté, le président américain Donald Trump avait déclaré mercredi à Fox News : « Nous répondrons fermement à l’attaque par missiles iranienne contre les forces américaines en Jordanie. »
CGRI: Le détroit d’Ormuz ne sera pas rouvert tant que les menaces US persistent
Dans un contexte lié, le CGRI a confirmé que le détroit d’Ormuz restera fermé tant que les menaces et les ingérences américaines dans la région se poursuivront, avertissant que toute participation au soutien des États-Unis ferait l’objet d’une réponse « sévère ».
Dans un communiqué publié ce jeudi, le CGRI a déclaré que deux pétroliers avaient tenté, mercredi soir, sous « l’incitation d’aéronefs américains », de quitter la voie non sécurisée au sud du détroit d’Ormuz, mais qu’ils avaient rapidement fait demi-tour après le déclenchement d’un violent incendie à bord de l’un d’eux.
Il a ajouté que le détroit d’Ormuz est une « terre iranienne » et que la force navale du CGRI y exerce son contrôle, soulignant qu’« aucun étranger venu de milliers de kilomètres ne sera autorisé à s’ingérer » dans les affaires du détroit.
Le communiqué a souligné que toute partie qui agresse l’Iran « sera punie le jour même », avertissant les pays qui aident les États-Unis qu’ils recevront une « réponse sévère » s’ils ne modifient pas leur comportement.
Le CGRI a affirmé que le détroit d’Ormuz « ne pourra pas être rouvert » à la lumière des « surenchères et menaces » émises par les responsables américains, en plus de leurs ingérences dans les mouvements maritimes de la région, avertissant que ces politiques rendront la situation « plus difficile et plus complexe ».
Rencontres américano-saoudiennes pour discuter de l’escalade avec l’Iran
En parallèle des développements militaires, Donald Trump a rencontré mercredi le ministre saoudien de la Défense, le prince Khaled ben Salmane, selon un responsable américain et une source informée cités par le site Axios.
La source a précisé que la rencontre a été ajoutée à l’agenda du ministre saoudien après sa réunion avec le vice-président américain J.D. Vance, au cours de laquelle il a transmis un message du prince héritier Mohammed ben Salmane concernant la guerre avec l’Iran et l’évolution de la situation dans la région.
Elle a ajouté que le ministre saoudien de la Défense a souligné au cours de la réunion que les attaques ayant ciblé les installations énergétiques saoudiennes par des factions irakiennes pro-iraniennes avaient franchi la « ligne rouge », et que la riposte saoudienne visait à défendre la sécurité du Royaume, tout en prétendant que Riyad ne soutient pas l’escalade et cherche à désamorcer les tensions.
La source a indiqué que le prince Khaled ben Salmane avait également informé J.D. Vance que l’Arabie estimait que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu poussait à l’escalade avec l’Iran, alors que le Royaume considère que la désescalade est l’option la plus judicieuse.
Il a également affirmé que l’Arabie est actuellement capable de gérer la situation avec le groupe « Ansarullah » au Yémen et qu’elle mène en parallèle des négociations avec lui.
Source : Médias
