L’artillerie israélienne a ciblé, dans la nuit de jeudi à vendredi, Wadi Zibqine et les abords de la colline d’Ali Al-Taher, dans le sud du Liban.
Un drone israélien a également largué des substances explosives sur la zone de Al-Mashaa, à Mansouri (caza de Tyr). Plus tôt jeudi soir, l’armée israélienne avait déclenché une explosion dans le village de Hadatha, ainsi qu’une autre dans la localité de Taybeh.
Ces attaques surviennent alors qu’Israël poursuit son agression sous diverses formes. Celle-ci se traduit par le dynamitage de maisons, le ravage de cimetières, les incendies de forêts, ainsi que des tirs d’artillerie et des frappes de drones, malgré l’accord-cadre et les négociations directes en cours entre le gouvernement israélien et le gouvernement libanais.
La direction de l’armée libanaise a souligné qu’Israël poursuit sa stratégie de destruction pour infliger un maximum de dégâts aux villages du Sud et empêcher le rétablissement de la stabilité. L’armée a précisé qu’elle continue de remplir ses missions sur le terrain, malgré de lourdes difficultés dues aux agressions israéliennes qui entravent son déploiement complet et le retour des habitants dans leurs foyers.
En parallèle, une enquête visuelle menée par le journal britannique Financial Times, en collaboration avec l’organisation à but non lucratif « Lighthouse Reports », a révélé des destructions systématiques menées par l’armée israélienne dans le sud du Liban. Ces ravages concernent des dizaines de milliers de logements, des écoles, des terres agricoles et des forêts.
L’analyse d’images satellites sur les zones de Khiam, Taybeh, Bint Jbeil et Hadatha montre que les dégâts touchent la quasi-totalité de certaines municipalités. L’enquête documente également des preuves de démolitions effectuées au moyen de machines lourdes et d’excavatrices de grandes marques telles que Caterpillar ou Volvo.
La destruction touche au moins 2 500 kilomètres d’infrastructures hydrauliques, incluant canalisations et puits. Les panneaux solaires alimentant ces réseaux d’eau ont été pris pour cible, et tous les ponts sur le fleuve Litani ont été détruits — seuls deux d’entre eux ayant été partiellement remis en état.
Dans le secteur médical, des dizaines d’installations de santé ont été ravagées. Le ministère libanais de la Santé a annoncé la mort en martyr de 135 professionnels de santé dans l’exercice de leurs fonctions, victimes de frappes israéliennes répétées visant un même site à quelques minutes ou heures d’intervalle pour toucher les secouristes et les civils.
Source : Médias
