Le Canada a révoqué mardi soir le visa d’Aryeh King, maire adjoint d’extrême droite de Jérusalem, suite à une plainte déposée par plusieurs ONG, dont le Centre juridique pour la Palestine, en collaboration avec la Fondation Hind Rajab et le Centre international pour la justice pour les Palestiniens (ICJP).
Ces organisations affirment avoir des motifs raisonnables de croire que King est impliqué dans des transferts forcés et des persécutions, actes qui constituent des crimes contre l’humanité.
Le Centre juridique pour la Palestine, en collaboration avec la Fondation Hind Rajab, a déposé mardi une plainte pénale auprès de l’Unité des enquêtes sur les crimes de guerre de la Gendarmerie royale du Canada, alors que King devait prendre la parole lors d’un événement public à Toronto le même jour. Parallèlement, un mémorandum soumis par le Centre international pour la justice pour les Palestiniens détaillait des motifs raisonnables de croire que King s’était livré à des activités criminelles graves, à savoir l’incitation au meurtre et aux agressions armées, en violation du droit pénal canadien.
Bien que le gouvernement canadien n’ait pas immédiatement réagi à l’annulation du visa de King, la Fondation Hind Rajab a annoncé hier soir sur X une « victoire au Canada » après que le Centre juridique pour la Palestine et la Fondation des droits de l’homme (HRF) ont obtenu la révocation du permis de voyage d’Aryeh King. Elle a ajouté : « Espérons maintenant un résultat similaire aux États-Unis. »
Cette décision intervient au lendemain de l’annonce par la Fondation Hind Rajab d’une demande adressée au ministère américain de la Justice visant à ouvrir des poursuites pénales contre le maire adjoint de Jérusalem, Aryeh King, l’accusant d’implication dans ce que l’organisation qualifie de « crime de guerre de transfert forcé illégal de population » et d’« incitation au génocide », avant sa visite prévue aux États-Unis le 31 août.
Le journal israélien Haaretz a rapporté mercredi que King est connu pour son activisme, notamment pour la saisie de maisons palestiniennes à Jérusalem-Est et pour sa campagne contre la présence de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) dans la ville. Le journal a précisé que « le gouvernement canadien a révoqué le visa du maire adjoint de Jérusalem, Aryeh King. Militant d’extrême droite à Jérusalem, il devait participer à une levée de fonds au Canada pour ses initiatives en faveur des colonies. »
Source : Médias
