Les services de renseignement européens ne disposent pas d’indices concernant une attaque militaire russe contre les pays européens membres de l’Otan, a déclaré jeudi un haut responsable européen.
D’après la presse américaine, le directeur de la CIA John Ratcliffe s’est rendu à Moscou cette semaine pour dissuader la Russie d’attaquer l’Alliance atlantique.
« Les services européens ne voient pas de risques d’attaque russe contre les pays européens », a assuré ce responsable sous couvert de l’anonymat.
Pour sa part, le Kremlin a qualifié d' »histoires alarmistes » les informations parues dans la presse américaine, les jugeant dénuées de tout lien « avec la réalité ».
Interrogé sur les informations des médias américains jeudi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que « de nombreuses histoires alarmistes sont publiées en ce moment ».
« Bien entendu, cela n’a rien à voir avec la réalité et n’a rien à voir avec les intentions de la Russie », a-t-il dit, en accusant au contraire les pays européens de faire preuve d' »agressivité ».
Sur la même ligne, le chef des services de renseignement extérieurs russes (SVR), Sergueï Narychkine, a estimé jeudi que sa rencontre avec John Ratcliffe n’avait « rien d’inhabituel ».
« Les rencontres entre dirigeants (de service secrets), qu’elles soient en personne ou en ligne, font partie intégrante de notre travail », a-t-il dit à des journalistes, assurant participer « presque chaque semaine » à des réunions avec ses homologues « de tous les continents ».
Sergueï Narychkine a refusé de détailler les sujets abordés avec John Ratcliffe, se contentant d’indiquer qu’ils relèvent « de la compétence des services de renseignements ».
Le Kremlin avait jugé mercredi qu’il était « encore trop tôt » pour savoir si la visite de John Ratcliffe pourrait avoir une incidence pour sortir les relations russo-américaines « de la crise ».
Donald Trump avait affirmé mercredi que la visite du patron de la CIA n’était pas liée à des menaces russes contre l’Otan, tout en laissant entendre qu’elle avait un lien avec l’Ukraine.
« Nous aimerions que la guerre en Ukraine s’arrête », avait-il déclaré lors d’une interview avec le commentateur conservateur Glenn Beck.
Source : Avec AFP
