vendredi, 28/08/2026   
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Limogeages et remaniements au sein du renseignement américain conformément aux directives de Trump

Des sources diplomatiques ont révélé à la chaine satellitaire libanaise Al-Mayadeen qu’un rapport très récent, classé « Top Secret », montre que le processus d’affaiblissement du Bureau du directeur du renseignement national (ODNI) s’est accéléré par rapport à la période où Tulsi Gabbard en était à la tête.

Ces sources ont expliqué jeudi que le rapport avait été préparé par les commissions de la Chambre des représentants chargées de la sécurité intérieure et de la sécurité des affaires intérieures, concernant le mandat de William Bolte en tant que directeur par intérim de l’ODNI.

Les sources ont confirmé que parmi les conséquences de ce changement administratif figure le limogeage d’un grand nombre de directeurs et d’experts au sein de l’ODNI, notamment des spécialistes des affaires russes, chinoises et européennes.

Les sources diplomatiques ont ajouté que ces limogeages laissent présager la suppression potentielle d’environ 400 postes au sein de l’ODNI, y compris au Centre national de lutte contre le terrorisme.

Les sources ont souligné que les modifications concernaient également le contenu de certains rapports et analyses de renseignement relatifs à une éventuelle guerre avec l’Iran, conformément aux souhaits et aux motivations du président américain Donald Trump.

Des sources ont indiqué à Al-Mayadeen que certains opposants à la Chambre des représentants et au Sénat estiment que ces changements visent à écarter les personnes qui s’opposent aux décisions de Trump, notamment concernant la stratégie à adopter face à la Russie et à l’Iran.

Ces mêmes sources ont noté que ces changements interviennent alors que les effectifs du bureau avaient déjà diminué durant le mandat de Gabbard, passant d’environ 2 000 à 1 300 employés.

En mai dernier, suite à la démission de Gabbard, le quotidien britannique The Guardian a révélé des informations selon lesquelles la Maison Blanche l’aurait forcée à démissionner, Trump ayant secrètement consulté des membres de son administration quant à son éventuel remplacement.

Le journal a confirmé que Gabbard était tombée en disgrâce en raison de son opposition aux interventions étrangères américaines et aux guerres de changement de régime, et qu’elle avait irrité Trump à plusieurs reprises par sa gestion des renseignements relatifs au programme et aux capacités nucléaires iraniens.

Source : Médias