La guerre contre l’Iran a consommé de grandes quantités de munitions américaines, entraînant une baisse brutale des stocks des forces armées des États-Unis en Europe et en Asie, selon les informations du Wall Street Journal.
Le journal précise dans son rapport que les stocks de missiles d’interception PAC-3 pour les systèmes Patriot, ainsi que les missiles ATACMS entreposés auprès des forces américaines en Europe, sont tombés sous un niveau « critique ». De plus, des systèmes de détection et de neutralisation de drones Merops, ainsi que des missiles d’interception THAAD, ont été transférés d’Europe vers le Moyen-Orient.
Des responsables ont indiqué que le Commandement des forces armées américaines en Europe (EUCOM) a dû ajuster ses plans opérationnels en raison du manque de munitions et de systèmes de défense aérienne.
Mi-juillet, les États-Unis avaient utilisé au Moyen-Orient environ 1 700 missiles d’interception Patriot, plus de 200 missiles THAAD et près de 150 missiles de type Standard Missile.
Selon les estimations du Center for Strategic and International Studies (CSIS), la guerre contre l’Iran a consommé environ 65 % du stock américain de missiles Patriot, qui s’élevait à 2 330 missiles avant le conflit. Le stock de missiles THAAD a quant à lui diminué d’au moins 38 % par rapport à ses niveaux d’avant-guerre.
Afin de tenter de combler ce déficit, le Pentagone a dû réparer d’anciennes versions de missiles Tomahawk. Cependant, les experts soulignent que la reconstitution de ces stocks pourrait prendre plusieurs années : la production annuelle de missiles Patriot ne dépasse pas actuellement 600 unités, bien que les États-Unis visent à porter cette production à 2 000 missiles par an d’ici 2030.
Source : Médias
