mardi, 01/09/2026   
   Beyrouth 10:18

Une première électorale en Israël : un ancien officier israélien rejoint un parti des Palestiniens de 1948

Lundi soir, Mansour Abbas, chef du parti Liste arabe unie, a annoncé que l’ancien policier israélien Yoav Segalovich a rejoint ses rangs pour se présenter aux prochaines élections à la Knesset le 27 octobre.

Yoav Segalovich qui a aussi occupé le poste ministre délégué à la Sécurité nationale, a annoncé cette initiative aux côtés de Mansour Abbas.

« L’histoire des relations entre Arabes et Juifs dans ce pays est complexe, mais nous partageons un avenir commun qui englobe tous les aspects de la vie », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe à Nazareth lundi. Selon les médias, il figurera en deuxième position sur la liste électorale du parti, mais n’en deviendra pas officiellement membre.

De son côté, Abbas a affirmé que cette alliance vise à instaurer le changement souhaité assurant que « c’est une décision sérieuse ».

La plupart des partis juifs en Israël considèrent encore comme tabou une alliance avec les partis arabes qui représentent les Palestiniens de 1948.

Le Times of Israel a noté que cette alliance inhabituelle pourrait donner un coup de pouce important au camp d’opposition au Premier ministre Benjamin Netanyahu lors des élections législatives prévues en octobre.

Les derniers sondages d’opinion donnent à la « Liste arabe unie » entre 5 et 6 sièges sur 120 à la Knesset.

Le Likoud a critiqué la décision de Segalovich, citant les positions d’Abbas sur le Hamas et le Hezbollah, refusant de les qualifier d’organisation terroriste, ainsi que son soutien à la création d’un État palestinien. Le parti a également lié cette décision aux figures de l’opposition Eisenkot, Liberman et Yair Golan.

Segalovich a affirmé que son ralliement à la Liste n’avait pas altéré ses principes politiques, qu’il a décrits comme étant « ancrés dans les valeurs juives et sionistes ».

Il a également rejeté l’affirmation selon laquelle l’attentat du 7 octobre mené par le Hamas avait rendu impossible toute coopération avec les partis politiques arabes.

Source : Médias