dimanche, 06/09/2026   
   Beyrouth 13:01

Détroit d’Ormuz : l’Iran attaque un drone naval et revendique le ciblage d’un porte-avions et d’un destroyer américains

Nouvelle évolution dans le détroit d’Ormuz après l’intensifictaion des échanges d’attaques entre les Etats-Unis et l’Iran contre des pétroliers et des navires : l’Iran a revendiqué tôt dimanche l’attaque d’un drone naval américain.

Les Gardiens de la Révolution (CGRI) « ont attaqué un véhicule de surface militaire américain sans pilote (navire téléopéré) qui tentait de pénétrer dans la zone protégée du détroit d’Ormuz », a rendu compte leur communiqué cité par la télévision d’Etat.

Samedi soir, le CGRI avait indiqué avoir visé dans la journée un porte-avions et un destroyer américains qui avaient fait obstruction au passage de deux navires iraniens dans le cadre du blocus naval imposé par les Etats-Unis dans le détroit.

« Les deux navires de guerre américains ont fui la zone d’engagement après avoir subi des dommages », précise le communique du CGRI.

Ce ciblage a été confirmé par l’armée américaine qui a rendu compte qu’un porte-avions et un destroyer américains « ont échappé à de multiples attaques iraniennes non provoquées », sans faire de blessé.

Samedi matin, le Commandement militaire américain avait dit avoir visé des pétroliers iraniens en riposte à ces frappes. Il a affirmé en avoir « neutralisé de manière permanente » deux et « complètement détruit » un troisième, assurant que ces bâtiments faisaient partie « d’un réseau occulte » finançant les Gardiens et leurs alliés à hauteur de « plusieurs milliards de dollars ».

Les Gardiens iraniens avaient samedi confirmé l’attaque américaine contre « trois pétroliers appartenant à la République islamique d’Iran dans le détroit d’Ormuz, provoquant des dégâts », y voyant un « acte de désespoir face à la fermeture » de cette voie stratégique pour le commerce.

Selon un correspondant de la télévision d’Etat iranienne sur place, le bombardement du pétrolier près de l’île de Kharg n’a pas fait de victimes. Un autre journaliste de la même chaîne à Jask, qui a fait état d’attaques contre deux pétroliers « à proximité de la ville », a affirmé que l’un « était vide » et que le second « transportait du pétrole ». Les équipages ont été transférés à terre selon lui.

Plus tard dans la soirée de samedi, Les Gardiens ont annoncé avoir « ciblé trois pétroliers sur des passages non autorisés dans le détroit d’Ormuz et trois navires américains dans d’autres zones », mettant en garde les autres bateaux contre toute tentative de transit via des routes non approuvées par Téhéran.

En cas de poursuite des hostilités, les frappes « contre les bâtiments militaires américains dans la région seront plus dures qu’auparavant et pourraient s’étendre », a menacé Khatam al-Anbiya, le commandement militaire central interarmées iranien.

De son côté, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré sur la plateforme américaine X, suite à la déclaration du CENTCOM : « C’est très simple : si l’Iran tire sur des navires américains, nous détruirons et coulerons les pétroliers. Il leur suffit de ne pas tirer sur la marine américaine. »

« Si les États-Unis veulent infliger à l’Iran une perte économique d’un dollar, ils risquent eux-mêmes de subir des pertes considérables », a répliqué ce dimanche le porte-parole du CGRI le général Mohebbi.

Et d’ajouter : « Les réserves stratégiques américaines sont sous pression et Washington éprouve des difficultés à s’approvisionner en certaines matières premières…Ces événements démontrent que l’imposition de pressions économiques et de sanctions n’est pas nécessairement synonyme de victoire pour la partie qui les impose ; au contraire, elle peut également lui coûter très cher. »

Source : Divers