Le ministère russe de la Défense a annoncé avoir conquis deux villes dans deux régions ukrainiennes. Selon le média russe RT ces deux villes sont Novoandriivka, dans la région de Zaporijjia et Shirokoye, dans la région de Kharkiv.
Dans son communiqué quotidien, le ministère russe a aussi rendu compte du ciblage des centres logistiques et infrastructures des forces armées ukrainiennes dans 142 zones.
Il indique que les forces russes ont abattu un bateau drone ukrainien en Mer Noire ainsi que deux missiles Neptune et 1.025 drones ukrainiens.
En outre, RT a rapporté que le Service fédéral de sécurité russe (FSB) a découvert des armes modernes de l’OTAN dans des caches du Donbass.
Par ailleurs, la police nationale ukrainienne a fait état lundi d’une attaque russe contre un entrepôt d’une entreprise agricole à Prylouky, dans la région de Tcherniguiv, à quelque 130 km au nord-est de Kiev, dans le nord de l’Ukraine assurant qu’elle a fait au moins trois morts et sept blessés.
Frappe sur un train
Dimanche, la Russie a affirmé avoir touché des « infrastructures ferroviaires » dans l’ouest de l’Ukraine utilisées pour « transporter des cargaisons militaires » depuis l’Europe, alors que Varsovie et Kiev avaient dénoncé une frappe contre un train de voyageurs reliant ces deux capitales, selon l’AFP.
Un drone russe a frappé la locomotive d’un train de voyageurs reliant Kiev à Varsovie, à deux kilomètres de la frontière avec la Pologne, sans faire de victime, selon les autorités des deux pays. Varsovie a indiqué qu’un autre drone avait frappé une station-service à proximité d’un poste-frontière, toujours côté ukrainien.
Des responsables européens
Mais selon l’opérateur Ukrzaliznytsia, « il est très probable » que la frappe russe ait visé un autre train qui transportait « des conseillers à la sécurité et des anciens dirigeants européens dont l’ex-Premier ministre britannique Boris Johnson » et qui venait de passer par Iagodyne.
Selon l’Autorité des chemins de fer ukrainiens, des conseillers en sécurité de plusieurs États membres de l’UE et de hauts responsables occidentaux étaient présents à la gare de Yahoden, où l’incident s’est produit, dont l’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson et l’ancien Premier ministre suédois Carl Bildt.
Elle a ajouté qu’un autre train se trouvait également en gare au moment de l’attaque et que l’ancien directeur de la CIA, David Petraeus, était à bord.
Le porte-parole du Kremlin a justifié lundi les frappes russes menées la veille en Ukraine tout près de la frontière polonaise, affirmant qu’elles faisaient partie des « missions » de ses forces armées.
« Il est question du territoire ukrainien. Nos militaires accomplissent leurs missions sur l’ensemble du territoire ukrainien et continueront à le faire », a déclaré Dmitri Peskov, en réponse à une question de l’AFP lors de son briefing quotidien à la presse.
Pour sa part, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a estimé lundi que cette frappe contre un train ukrainien visait à « faire peur » aux alliés de l’Ukraine afin qu’ils cessent leur soutien à Kiev.
Source : Médias
