mercredi, 16/09/2026   
   Beyrouth 09:38

Yémen : Ansarullah abat un F-15 saoudien dans le ciel de Ma’rib

L’escalade militaire a franchi un nouveau palier critique au Yémen. Sur le terrain, le mouvement Ansarullah a revendiqué l’interception et la destruction d’un chasseur F-15 saoudien au-dessus du gouvernorat de Ma’rib à l’aide d’un missile sol-air de fabrication locale.

Selon le porte-parole des forces yéménites, « l’intervention a contraint deux formations de combat saoudiennes — composées de F-15 et d’Eurofighter Typhoon — à rebrousser chemin alors qu’elles cherchaient les débris de l’appareil ».

« Aucun danger ne menace les lieux saints depuis le Yémen »

Le général Yahya Saree a en outre démenti ce qu’il a qualifié de « calomnies et mensonges propagés par le régime saoudien », affirmant qu’« aucun danger ne menace les lieux saints depuis le Yémen ».

Il a ajouté que « les opérations yéménites visent les installations pétrolières et les bases militaires du régime saoudien, et sont bien loin des lieux saints ».

Saree a souligné que plus de 450 frappes aériennes menées par des F-15 et des Eurofighter Typhoon ont ciblé Taïz, Lahij, Al-Jawf, Hajjah, Ma’rib, Sa’dah et Al-Bayda, faisant plusieurs martyrs et blessés.

Il convient de noter que cette démonstration de force s’insère dans une offensive terrestre et maritime d’envergure. Ansarullah poursuit sa progression sur la côte ouest, s’emparant de la ville stratégique de Mokha et de plusieurs positions clés en mer Rouge.

Avec un embargo ciblant les navires saoudiens à Bab al-Mandeb et un détroit d’Ormuz également sous tension, Riyad se retrouve dans une impasse sécuritaire majeure.

Face au refus du président américain Donald Trump d’intervenir militairement et redoutant de porter seule le poids de cet affrontement, la monarchie accélère ses concertations diplomatiques.

Lors d’une rencontre au Caire, le prince héritier Mohammed Ben Salman et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi ont réaffirmé la nécessité absolue de sécuriser ces voies maritimes internationales vitales.

Dans les coulisses, les canaux sécuritaires se réorganisent. Selon plusieurs sources diplomatiques, les États-Unis servent d’intermédiaire pour transmettre à Riyad du renseignement militaire fourni par ‘Israël’.

L’appareil de sécurité israélien, peu enclin à mener une frappe préventive isolée contre Ansarullah, préconise la création d’une coalition internationale et l’intégration de son expertise dans un mécanisme de sécurité régional conjoint sous l’égide du CENTCOM américain.

Source : Médias