mercredi, 16/09/2026   
   Beyrouth 11:09

Les USA ont créé une unité chargée de renforcer le partage de renseignements avec l’Arabie saoudite

Une unité militaire américaine est à l’œuvre pour renforcer le partage de renseignements avec l’Arabie saoudite, a déclaré mardi à l’AFP un responsable américain, alors que le royaume saoudien est de nouveau en guerre au Yémen.

Le Commandement central américain pour le Moyen-Orient « a une unité en place pour améliorer le partage de renseignements et planifier le soutien aux forces saoudiennes », a détaillé ce responsable sous couvert d’anonymat, ajoutant que le commandement maintenait « une alliance sécuritaire forte avec (ses) partenaires saoudiens pour faire face aux défis régionaux ».

L’ambassade des Etats-Unis en Arabie saoudite a recommandé mercredi aux ressortissants américains de reconsidérer tout voyage dans le royaume.

L’avis de l’ambassade met en garde contre « le risque que des drones et des missiles iraniens visent des intérêts américains, les conflits armés, le terrorisme, les interdictions de sortie du territoire et les lois locales concernant l’activité sur les réseaux sociaux », ajoutant: « ne voyagez pas vers la frontière avec le Yémen en raison de la menace terroriste. »

Après l’attaque saoudienne contre son aéroport en juillet, Sanaa a mis fin au cessez-le-feu et imposé un blocus naval à l’Arabie saoudite réclamant la fin du blocus qui lui était infligé depuis 2016.

Les forces armées de Sanaa ont lancé une grande offensive délogeant les groupuscules yéménites soutenus par l’Arabie saoudite dans les gouvernorats de Hodeïda et Taïz puis se sont emparées de tout le littoral yéménite donnant sur la mer Rouge, dont le détroit de Bab el-Mandeb.

En riposte aux raids aériens saoudiens, elles ont également attaqué plusieurs infrastructures pétrolières en Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, faisant grimper les prix du pétrole au-dessus du seuil symbolique de 100 dollars.

Selon le média américain Axios, citant des responsables américains, Donald Trump a refusé d’ordonner des frappes contre les forces de Sanaa, comme le lui avait demandé Ryad.

Source : Avec AFP