vendredi, 18/09/2026   
   Beyrouth 20:20

Turquie Today : la Syrie a rejeté une demande saoudienne d’envoyer des combattants au Yémen

Les efforts déployés par l’Arabie saoudite ces derniers mois pour recruter du personnel militaire étranger n’ont pas abouti au déploiement organisé de forces syriennes au Yémen.

Des sources syriennes qui se sont confiées au site web « Türkiye Today » ont indiqué que l’Arabie saoudite avait cherché ces derniers mois à recruter des combattants pour répondre à ses besoins militaires au Yémen, mais que le gouvernement syrien avait « poliment » refusé une demande visant à organiser une force syrienne et à l’envoyer affronter Ansarullah.

Une source a déclaré : « Cette affaire est close. La demande saoudienne remonte à plusieurs mois. La Syrie a poliment décliné, expliquant qu’elle se concentrait sur l’organisation de ses propres forces militaires et n’entendait pas intervenir dans un conflit en tant que tierce partie. »

La source a ajouté que le gouvernement syrien n’empêche pas les individus de quitter le pays pour participer au conflit, mais a souligné que Damas n’assumera aucune responsabilité quant à une telle participation individuelle.

Des sources turques ont également rejeté les allégations selon lesquelles la Turquie aurait joué un rôle dans le transport ou l’organisation de Syriens en vue de leur déploiement au Yémen. « Nous n’avons aucun lien avec cette affaire. La Syrie et l’Arabie saoudite sont des États souverains », assurent les sources.

Elles ont ajouté que la Turquie déterminera les mesures qu’elle prendra dans le cadre de l’« Accord de La Mecque » une fois que celui-ci aura établi une base juridique dans les pays participants.

Le site web turc a indiqué que l’Arabie saoudite continue d’explorer les possibilités de recruter du personnel militaire et des formateurs de différents pays, dans le cadre de ses efforts pour répondre à ses besoins militaires au Yémen, selon des sources proches du dossier.

Selon ces sources, l’Arabie saoudite recherche des éléments dans plusieurs pays, notamment au Pakistan, où les efforts de recrutement s’étaient intensifiés, tandis que des informations non confirmées indiquaient que les autorités de sécurité saoudiennes continuaient de rechercher des éléments dans des pays d’Afrique du Nord, notamment en Égypte et en Libye.

Ces développements ont remis sur le devant de la scène l’« Accord de La Mecque », en vertu duquel la Turquie, le Pakistan et d’autres pays participants sont censés coordonner leurs efforts en matière de sécurité et de défense.

Des sources proches des discussions ont indiqué qu’une coopération efficace en matière de défense pourrait être envisagée une fois l’accord intégré aux mécanismes juridiques nationaux des pays participants.

Selon Türkiye Today, la Turquie et le Pakistan devraient se concentrer sur des missions défensives plutôt que de mener des opérations terrestres directes contre Ansarullah au Yémen. L’accent serait plutôt mis sur la protection des installations énergétiques, des services publics stratégiques et des centres administratifs et démographiques importants, ont affirmée ces sources.

Source : Médias