lundi, 12/10/2026   
   Beyrouth 13:41

Netanyahu exige une enquête et des poursuites contre les personnes impliquées dans le film NAZA

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a demandé Dimanche soir, une enquête approfondie sur toutes les personnes impliquées dans le film documentaire NAZA afin de les traduire en justice pour « infractions graves » liées à la sécurité de l’information et à l’atteinte aux intérêts politiques et sécuritaires d’Israël.

Selon un communiqué publié par son bureau, Netanyahu s’est adressé au chef d’état-major de l’armée israélienne, au chef du service de sécurité intérieure (Shin Bet) et au conseiller juridique du gouvernement, exigeant une enquête approfondie sur toutes les personnes impliquées dans le documentaire.

Réalisé par les Israéliens Yuval Avraham et Rachel Szor, NAZA révèle des témoignages concernant l’utilisation par l’armée d’occupation israélienne de technologies d’intelligence artificielle lors de ses attaques contre la bande de Gaza, et les milliers de morts civils palestiniens qui en ont résulté.

Le film, qui a remporté le Prix spécial du jury à la Mostra de Venise en septembre dernier, est basé sur les témoignages de 24 personnes présentées comme des agents des services de renseignement israéliens sans que leur identité ne soit révélée, dans lesquels elles évoquent ce qu’elles considèrent comme le meurtre délibéré d’un grand nombre de civils pendant la guerre d’extermination dans la bande de Gaza.

Ce film a suscité une vive polémique politique en Israël, ses réalisateurs, Abraham et Tzur, étant accusés de « trahison », et les autorités exigeant qu’ils soient déchus de leur citoyenneté israélienne.

L’armée israélienne avait auparavant rejeté les accusations portées dans le film, et son chef d’état-major, Eyal Zamir, avait ordonné une étude sur la possibilité d’engager des poursuites judiciaires contre les personnes impliquées, ainsi qu’un examen des soupçons de fuite d’informations militaires classifiées utilisées lors de sa production.

En revanche, 43 organisations israéliennes de défense des droits de l’homme, de l’égalité et de la paix ont pris la défense des cinéastes, assurant que les menaces dont ils étaient victimes ressemblaient aux pratiques des régimes dictatoriaux, selon la chaîne israélienne Channel 12.

Source : Médias