jeudi, 22/10/2026   
   Beyrouth 15:42

Liban|Bayram : La Résistance s’est appuyée sur l’Iran et non l’inverse

L’ancien ministre Moustafa Bayram a déclaré que « certains dirigeants de pays arabes se sont tournés vers les États-Unis pour obtenir leur protection, alors même que les États-Unis n’ont pas su se protéger des missiles de la dignité et de l’honneur iraniens ».

Il a rappelé avoir « invité ces dirigeants arabes et musulmans ainsi que toutes les communautés de la région à se réunir autour de la formule de la résistance et de la confrontation, dans leur acception la plus large, face au projet hégémonique américain et israélien. Ce projet s’est heurté à un mur aux abords du détroit d’Ormuz, tandis que les équations ont basculé au Yémen et que la Résistance au Liban a tenu bon face à l’opération israélienne qui visait son anéantissement ».

M. Bayram a insisté sur le fait que « l’Iran n’a pas besoin de six missiles pour assurer son soutien, d’autant plus que s’affrontent de grandes puissances dotées de l’arme nucléaire. C’est bien la Résistance, au contraire, qui s’est appuyée sur l’Iran en raison de la sagesse de sa direction, laquelle sait pertinemment que la région, sa division et sa composition seront redessinées face à un projet d’hégémonie qui a le sentiment de tout perdre malgré sa criminalité et sa brutalité. Cela impose l’obligation d’être présent à la table des négociations, ce qui a permis de faire du Liban un élément central de toute solution à venir dans la région, au point d’en faire le premier point de tout accord potentiel ».

« Quant à ceux qui s’emploient à ralentir et à compliquer cette question, il s’agit des régimes et des autorités façonnés par les États-Unis selon un strict cahier des charges — à l’instar du Liban —, non pas pour bâtir la souveraineté et renforcer l’armée libanaise, mais pour transformer cette dernière en une force de police aux ordres de l’occupation, prête à pénétrer dans une zone que l’ennemi n’a pu investir lui-même. Cela ne se produira point, et l’armée ne jouera pas ce rôle sous la houlette de ses commandants, de ses officiers et de ses soldats honorables », a-t-il renchéri.

M.Bayram a ajouté qu’au lieu de « tirer parti du mémorandum d’entente régional, qui constitue un succès éclatant pour la puissance et l’émancipation de la région, le pouvoir au Liban a conclu l’accord-cadre — qu’il a qualifié d’accord de la honte — qui a conféré à ‘Israël’ la légitimité d’agir à sa guise, accomplissant ainsi en temps de paix ce qu’il n’avait pu réaliser en temps de guerre ».

Et de conclure: « En effet, durant la confrontation, l’ennemi n’a pas réussi à atteindre la ville de Bint Jbeil, alors que sous couvert du cessez-le-feu, il l’a détruite en profitant de cet accord, un scénario qui s’est répété dans l’ensemble des villages et localités occupés par l’armée israélienne ».

Source : Médias