Quelque sept millions d’Israéliens sont appelés mardi aux urnes pour les élections législatives. Voici les principaux partis en lice pour renouveler la Knesset, le Parlement israélien.
Au total, 38 partis se sont inscrits, mais deux d’entre eux ont depuis annoncé se retirer de la course.
LIKOUD (« Rassemblement »), droite
– Dirigeant: Benjamin Netanyahu, Premier ministre
– Nombre de sièges dans l’actuelle Knesset: 32 (sur 120)
– Au pouvoir depuis 2009 presque sans interruption, le Likoud a une ligne nationaliste et libérale sur les questions économiques.
YASHAR (« Droit »), centre
– Dirigeant: Gadi Eisenkot, ancien chef de l’armée et ministre sans portefeuille du gouvernement Netanyahu entre octobre 2023 et juin 2024
– Nombre de sièges dans l’actuelle Knesset: 0
– Fondé en 2025 par Gadi Eisenkot, qui veut succéder à Benjamin Netanyahu, le parti présente un programme centré sur l’identité « juive et démocratique » du pays.
Eisenkot s’est entouré de personnalités venues de la société civile et de rares anciens élus de droite et de gauche.
BEYAHAD (« Ensemble »), centre-droit
– Dirigeant: Naftali Bennett, ancien Premier ministre entre 2021 et 2022
– Cette nouvelle formation résulte de l’union entre Naftali Bennett et Yaïr Lapid, dont le parti Yesh Atid avait obtenu 24 sièges en 2022.
Les deux hommes avaient déjà été associés dans la formation du gouvernement du « changement » entre 2021 et 2022.
Bennett, religieux, est une figure de la droite nationaliste mais se présente désormais comme un centriste laïc, comme son colistier.
HADEMOKRATIM (« Les Démocrates »), gauche
– Dirigeant: Yaïr Golan, ancien chef de l’armée
– Nombre de sièges: 4 (sous la bannière du parti travailliste)
– Yaïr Golan a réuni le parti travailliste, grande formation historique de gauche, et le petit parti laïc Meretz, qui n’avait pas réussi à passer le seuil d’éligibilité en 2022.
Il est le seul parti, hors formations arabes, à soutenir la solution à deux États pour résoudre le conflit israélo-palestinien.
SHASS, ultra-orthodoxe séfarade
– Dirigeant: Arié Dery, ancien ministre
– Nombre de sièges: 11
– Parti fondé en 1984 pour les électeurs juifs séfarades, il se veut représentant des plus pauvres et a été l’allié privilégié de Netanyahu dans les gouvernements qu’il a formés.
YAHADOUT HATORAH HAMEOUHEDET (« Judaïsme unifié de la Torah »), ultra-orthodoxe ashkénaze
– Dirigeant: Yaakov Acher
– Nombre de sièges: 7
– Union de deux formations ultra-orthodoxes, le parti se bat, comme Shass, pour éviter la conscription des étudiants en écoles talmudiques et pour renforcer le caractère religieux d’Israël.
OTZMA YEHUDIT (« Force juive »), extrême droite
– Dirigeant: Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale
– Nombre de sièges: 6
– Formation d’extrême droite qui prône l’annexion de la Cisjordanie occupée.
HATZIONOUT HADATIT (« Sionisme religieux »), extrême droite
– Dirigeant: Bezalel Smotrich, ministre des Finances
– Nombre de sièges: 7
– Allié privilégié de Netanyahu, le parti milite aussi pour l’annexion de la Cisjordanie et l’expansion des colonies.
ISRAEL BEITEINOU (« Israël, notre maison »), droite laïque
– Dirigeant: Avigdor Lieberman, ancien ministre de la Défense, des Affaires étrangères et des Finances
– Nombre de sièges: 6
– Fondé en 1999 par Avigdor Lieberman, ancien chef de cabinet de Netanyahu, le parti est dans l’opposition et milite pour une séparation de la religion et de l’Etat.
RAAM (« Liste arabe unie »), islamiste modéré
– Dirigeant: Mansour Abbas
– Nombre de sièges: 5
– Liste islamiste modérée, qui milite en faveur de l’égalité des droits pour la minorité arabe. Numéro deux sur la liste, l’ancien député juif Yoav Segalovitz, qui veut lutter contre la criminalité dans le secteur arabe.
LISTE UNIFIÉE
– Dirigeant: Youssef Jabareen
– Nombre de sièges: 5
– Liste d’extrême gauche composée de trois partis arabes (Hadash, communiste, Taal et Balad, nationalistes) avec pour objectif la défense de la minorité arabe et le soutien à la solution à deux États.
AMCHA ISRAEL (« Ton peuple, Israël)
Nouvelle formation de droite, qui sous la houlette de l’ancien général de brigade Ofer Winter, milite pour la conscription pour tous les citoyens et l’unité du peuple.
Les autres listes n’atteignent pas, selon les sondages, le seuil d’éligibilité, notamment « Bleu-Blanc », de l’ancien ministre de la Défense Benny Gantz qui a annoncé se retirer lundi dernier, mais aussi une liste de réservistes dirigée par un ancien ministre de droite, Yoaz Hendel, ou celle de l’ancienne vice-ministre des Affaires étrangères Sharren Haskel.
Source : AFP
