mercredi, 28/10/2026   
   Beyrouth 10:40

Maariv : l’entourage de Trump envisage un plan pour un gouvernement d’unité en « Israël »

L’entourage de Donald Trump voit émerger des réflexions en faveur d’un gouvernement d’unité en « Israël », alors que les sondages des cinq chaînes de télévision n’accordent de majorité à aucun des deux camps pour la 26ᵉ Knesset, rapporte le journal Maariv.

Ce plan envisagerait d’écarter Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich, voire d’instaurer une présidence alternée où Benjamin Netanyahu ne dirigerait que la première année. Bien que Trump n’ait pas publiquement soutenu cette initiative et qu’aucun contact n’ait été engagé avec le bloc du « changement », le Likoud reste en tête sans qu’aucun camp n’atteigne la barre des 61 sièges.

Des figures influentes citées par Maariv, comme le milliardaire Bill Ackman, préconisent un gouvernement « modéré » pour restaurer l’image d’« Israël », élargir les accords d’Abraham et préserver le soutien bipartisan à Washington.

Plusieurs responsables américains estiment d’ailleurs qu’une telle refonte est indispensable pour faire avancer les priorités de Trump au Moyen-Orient — à commencer par la normalisation avec l’Arabie saoudite — et pour apaiser les frictions croissantes entre Washington et « Tel-Aviv » sur Gaza, la Syrie et la Cisjordanie.

Ce projet d’alternance permettrait d’assurer la continuité politique avant de confier la diplomatie avec les Saoudiens à un premier ministre affranchi de l’extrême droite.

Netanyahu aurait confié à Trump son souhait d’un gouvernement d’unité, même si l’ambassadeur israélien Yechiel Leiter a nuancé ces propos en précisant simplement que Ben Gvir ne retrouverait pas le ministère de la « Sécurité nationale » — une perspective qui suscite l’inquiétude d’Otzma Yehudit et l’hostilité de Ben Gvir.

De leur côté, Donald Trump et l’ambassadeur Mike Huckabee ont réaffirmé ne pas s’ingérer dans le scrutin israélien.

Sur le terrain, d’importants obstacles subsistent : Maariv rappelle qu’aucune discussion n’a été menée avec Gadi Eizenkot ou les ténors de l’opposition, lesquels s’engagent à ne pas servir sous Netanyahu.

Par ailleurs, les exigences des partis ultra-orthodoxes sur la conscription et les incertitudes sur la désignation du premier ministre rendent l’aboutissement d’une telle coalition très incertain. Les propositions formulées à Washington demeurent ainsi à ce stade de simples scénarios politiques.

Source : Médias