mercredi, 28/10/2026   
   Beyrouth 20:50

Cheikh Qassem : aucune discussion sur les armes de la résistance n’est possible tant que l’occupation et l’agression se poursuivront

Le secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem a affirmé que la résistance se poursuivra en vertu de la légitimité du droit de résister et de ce qui a été garanti par la Constitution de Taëf, et qu’elle fera face à l’agression dont elle est victime ainsi que le Liban, soulignant qu’« il n’y a pas lieu de discuter d’un retrait des armes tant que l’occupation et l’agression se poursuivront ».

Dans une déclaration concernant la position du Hezbollah sur les récents développements politiques au Liban et dans la région, adressée à « notre peuple dévoué et honorable », le cheikh Qassem a appelé l’ennemi à se retirer conformément à l’accord du 27/11/2024 et à la résolution 1701, et a demandé à l’armée libanaise de se déployer au sud du fleuve Litani.

Il a souligné que « l’accord-cadre n’a aucune légitimité », car il viole la constitution, l’accord de Taëf, les lois libanaises, le discours d’investiture du président et la déclaration du gouvernement, le considérant comme « nul et non avenu ». « Il s’agit d’un accord qui donne à l’ennemi ce qu’il n’a pas, abandonne les atouts de force du Liban et s’appuie sur la sédition et le sabotage du pays », a-t-il ajouté.

Il a expliqué que le Hezbollah s’intéresse à l’accord irano-américain car « il constitue la seule source de puissance disponible aux côtés de la fermeté de la résistance, de notre peuple et de ses partisans », notant que « l’accord a prouvé son efficacité dès le lancement du mémorandum d’entente, en réduisant le niveau d’agression contre le Liban. »

Il a ajouté que la République islamique d’Iran accorde la priorité à la fin de l’agression israélienne contre le Liban et à son retrait du territoire libanais, qualifiant cela de « grand sacrifice que nous apprécions de la part d’une icône de la liberté dans le monde ».

Concernant les élections israéliennes il a déclaré : « Peu nous importe qui gouverne l’entité israélienne usurpatrice, mais qu’elle sache qu’elle ne pourra pas poursuivre son occupation et qu’elle doit quitter notre terre. »

Il a appelé à la fin de la tutelle américaine et de son contrôle sur certaines institutions clés de l’État libanais, soulignant que « la tutelle est comme une occupation, et les deux constituent des violations de la souveraineté ».

Cheikh Qassem a salué « la remarquable solidarité de notre peuple et de tous les citoyens honorables de notre pays autour de la résistance », renouvelant l’engagement lancé par le Hezbollah pour procurer l’aide nécessaire : « Nous resterons unis pour l’abri, la restauration et la reconstruction, avec nos capacités et nos efforts pour permettre à l’État libanais de remplir ses devoirs, et avec l’aide des pays frères et amis. »

Il a souligné l’importance de l’unité nationale et la volonté de tout mettre en œuvre pour surmonter les divisions et unifier la position, ajoutant : « Mais nous attendons des autres des actions qui confirment concrètement cette conviction d’unité. »

Il a rassuré le public quant aux liens étroits unissant le Hezbollah, le mouvement Amal et les forces alliées soutenant la résistance, liens fondés sur les principes de la souveraineté libanaise, l’importance du rôle de l’armée nationale et son soutien, le rejet de la sédition sous toutes ses formes, ainsi que le dialogue et la compréhension avec toutes les composantes du peuple libanais et les autorités, dans le cadre des principes constants de la souveraineté et de la Constitution.

Au début de son communiqué, cheikh Qassem avait rappelé que « la résistance s’est développée dans notre région en raison de l’occupation israélienne, soutenue par les tyrans du monde, dont en tête les Etats-Unis, et que le Hezbollah au Liban a poursuivi cette résistance, depuis sa création en 1982, aux côtés de tous les gens honorables du Liban et de la région, pour faire face à l’occupation et libérer le pays et le peuple. »

Il a déclaré que « toutes les guerres que cet ennemi sioniste a déclenchées sous de fallacieux prétextes sont des guerres expansionnistes visant à créer un Grand Israël, et que les accords conclus entre lui et ceux qu’il a attaqués, leurs pays et leurs territoires, comme Madrid et Oslo, n’étaient que des étapes pour consolider son occupation, en attendant une nouvelle phase d’une nouvelle guerre, et que par conséquent, il n’a respecté aucun accord. »

Il a ajouté : « sans le soutien occidental, il n’aurait pu consolider son occupation, et encore moins l’étendre, … c’est ce soutien qui a conduit aux crimes de génocide contre le peuple palestinien, courageux et déterminé, à Gaza, en Cisjordanie et dans toute la Palestine, mais la détermination de ce peuple face à l’occupation et à l’arrogance qui la soutient permettra, si Dieu le veut, de conserver Al-Qods et la Palestine pour son peuple. »

Il a souligné que « le coût de la résistance est élevé, mais la capitulation et le compromis ne mènent à rien ».

Concernant le Liban, il a affirmé que « sans la résistance et les sacrifices consentis par notre peuple et nos familles, et le sacrifice des justes martyrs, dont en tête le maître des martyrs de la nation, Sayyed Hassan Nasrallah et sayyed Hachem Safieddine, ainsi que des blessés et des prisonniers, et sans le fardeau du déplacement et de la destruction des maisons et des récoltes, sans cette grande fermeté, l’ennemi israélien aurait commencé à établir des colonies et aurait contrôlé tout le Liban politiquement, administrativement et territorialement, et ne se serait pas arrêté aux limites qu’il occupe actuellement. »

Il a déclaré : « Notre fermeté et notre résistance continue sont notre seul moyen de libérer l’ensemble de notre territoire, même si cela prend du temps. »

Concernant l’ennemi israélien, cheikh Qassem estime que l’image qu’il présente est « son échec d’atteindre les objectifs, la confusion interne et les crises politiques, économiques, sociales et autres, dont les résultats apparaissent successivement et se reflèteront dans ses performances futures », considérant ce qui s’est passé lors des élections israéliennes comme « une image de défaite ».

Selon cheikh Qassem « l’Amérique tyrannique n’est pas dans une meilleure situation »

Et d’ajouter : « l’Iran et son grand peuple sont restés fermes, ils ont consenti des martyrs, dont en tête le guide suprême l’Imam Khamenei (que Dieu sanctifie son âme) et sa famille, sans oublier les martyrs parmi les dirigeants et le peuple. Mais l’Iran a contrecarré les objectifs de l’Amérique et d’Israël visant à renverser le régime islamique et à diviser le pays… il est devenu évident qu’il est impossible pour l’Amérique de contrôler l’Iran, à un moment où la confusion marque ses décisions politiques. Elle fait face à une grave crise économique, a perdu son influence mondiale et se prépare à quitter la région. »

Il a affirmé que tout cela avait été accompli « grâce à la constance du grand peuple iranien et à la direction sage et courageuse de l’ayatollah sayyed Mojtaba Khamenei ».