La flambée des prix du carburant et l’inflation galopante, provoquées par la guerre d’agression menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, pèsent lourdement sur le budget des ménages américains. Cette situation devient un handicap majeur pour Donald Trump et les candidats républicains à l’approche des élections de mi-mandat.
Citant les chiffres de l’Association américaine des automobilistes (AAA), NBC News a rapporté samedi 31 octobre que le prix moyen de l’essence aux États-Unis restait supérieur à 4 dollars le gallon, soit plus d’un dollar de plus qu’avant le déclenchement de la guerre contre l’Iran, fin février.
Les données montrent que, dans certains États américains — notamment la Californie, Hawaï, le Nevada et l’État de Washington —, le prix moyen de l’essence atteint 5 dollars le gallon.
Par ailleurs, une analyse de l’Université américaine Brown estime à plus de 70 milliards de dollars les pertes subies par les ménages américains en raison de la hausse des prix de l’essence depuis le début de la guerre contre l’Iran. Cette flambée a également entraîné une hausse du prix du kérosène et, par ricochet, une augmentation du tarif des billets d’avion aux États-Unis.
Dans un rapport publié en début de semaine, PBS News, s’appuyant sur des chiffres de l’inflation mensuelle de la Réserve fédérale américaine, a également indiqué que les ménages sont confrontés à des prix à la consommation élevés à moins d’une semaine des élections législatives de mi-mandat dans le pays.
Le rapport cite également des données du département du Commerce selon lesquelles l’inflation globale aux États-Unis avait progressé de 3,6 % en septembre sur un an, soit une hausse de 0,2 % en un mois.
Les données révèlent que l’inflation mensuelle aux États-Unis a augmenté de 0,5 % en septembre — son plus haut niveau depuis mai —, une hausse largement imputable à l’augmentation des prix des carburants.
La hausse des prix de l’essence est désormais devenue un handicap majeur pour Donald Trump et les candidats républicains à l’approche des élections législatives de mi-mandat. Plusieurs sondages font état d’une large désapprobation des électeurs quant à la gestion par le président des prix des carburants et de l’économie en général.
Un sondage du New York Times/Siena College, réalisé fin octobre, a révélé que près des trois quarts des électeurs potentiels désapprouvaient la gestion par Trump des prix de l’essence, tandis que 69 % exprimaient leur désapprobation concernant sa gestion du coût de la vie. Un autre sondage, réalisé à la mi-octobre par Reuters/Ipsos, situait sa cote de popularité à 31 %, les démocrates devançant Trump de 12 points parmi les électeurs inscrits.
Trump a publiquement minimisé les conséquences politiques de la guerre contre l’Iran.
Lors d’un meeting organisé cette semaine en Géorgie, il a déclaré que ses conseillers l’avaient mis en garde contre le risque de se vanter des profits pétroliers générés par la guerre, alors que les Américains devaient payer davantage à la pompe. « J’ai répondu : je n’en ai rien à foutre. »
Source : Avec PressTV
