Par Zakia Dirani
Les pages des sites d’information ont été prises d’assaut par une nouvelle faisant état de l’arrivée de dizaines de journalistes étrangers et arabes au Liban, en vue de couvrir les évolutions potentielles sur le front nord.
L’information a rencontré un écho considérable sur les réseaux sociaux, où elle a été relayée par les médias sans vérification préalable de sa véracité.
L’accent a ainsi été mis sur le mouvement des professionnels des médias, au moment même où se poursuivent les menaces de l’ennemi israélien de lancer une guerre contre le Liban et de porter une frappe à l’Iran.
Cette nouvelle a suscité des interrogations : ces journalistes disposent-ils d’informations sur des développements imminents sur la scène libanaise, ou l’évocation de leur arrivée s’inscrit-elle dans le cadre de spéculations croissantes, à la lumière de la surenchère de menaces de l’ennemi israélien ?
Les informations d’« Al-Akhbar » démentent l’arrivée de nouveaux journalistes
Dans ce contexte, les informations obtenues par Al-Akhbar démentent tout renforcement de la présence des institutions médiatiques sur la scène libanaise. Elles indiquent que le nombre de journalistes étrangers présents au Liban demeure restreint et que Beyrouth n’a pas enregistré l’arrivée de nouvelles vagues de reporters récemment.
Les mêmes sources précisent que certains correspondants arabes basés à Beyrouth sont à l’origine de la propagation de cette rumeur, contribuant à semer la confusion par la diffusion de spéculations sur une possible reprise de la guerre.
Des tournées sur le terrain suscitent des interrogations et alimentent la surenchère
La propagation de ces informations a coïncidé avec la réalisation, par certains de ces journalistes, de tournées de repérage dans des régions du Liban-Sud et aux abords de la banlieue sud de Beyrouth — des zones qui ont connu une présence des médias arabes et internationaux lors de la couverture des deux guerres menées par l’ennemi israélien contre le Liban au cours des deux dernières années.
Ces déplacements ont soulevé des questions quant à leurs motifs et à leur calendrier, en particulier dans un contexte de montée en puissance des menaces israéliennes.
Pour plusieurs observateurs, ces rumeurs relèvent de la guerre psychologique et de la surenchère médiatique, visant à alimenter l’inquiétude et à faire monter la tension au sein de la population.
Source : Médias
