vendredi, 06/11/2026   
   Beyrouth 15:31

La compagnie aérienne Emirates voit fondre ses bénéfices sous l’effet de la guerre

Le groupe Emirates, propriétaire de la plus grande compagnie aérienne au Moyen-Orient, a vu jeudi ses profits semestriels fondre de 66% sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient et de la hausse des prix du pétrole.

Le fleuron de l’émirat de Dubaï a dégagé un bénéfice net d’un milliard de dollars (890 millions d’euros) au premier semestre de l’exercice fiscal allant d’avril à septembre 2026, contre 2,9 milliards à la même période l’an passé.

L’aéroport de la ville, l’un des plus fréquentés au monde, a été visé plusieurs fois par des drones au plus fort de la guerre déclenchée par des frappes américano-israéliennes contre l’Iran le 28 février, auxquelles Téhéran a riposté en ciblant des sites américains dans la région.

Si le cessez-le-feu d’avril a apporté une accalmie, les perturbations du trafic et les mises en garde par de nombreux pays quant aux voyages dans la région ont pesé sur l’activité, explique la compagnie dans un communiqué.

Le choc est d’autant plus important que les pays du Golfe avaient fait des correspondances le cœur de leur modèle, du fait de leur position au carrefour des liaisons vers et depuis les Amériques, l’Europe, l’Asie et l’Océanie. L’année dernière encore, près d’un voyageur en correspondance sur six dans le monde était passé par le Moyen-Orient.

« Ces six derniers mois ont été éprouvants », a reconnu le PDG d’Emirates Cheikh Ahmed ben Saeed Al Maktoum, cité dans le communiqué.

Mais « la demande des clients est restée solide et nos activités de fret ont apporté une contribution importante, permettant de maintenir un chiffre d’affaires et une trésorerie à un niveau satisfaisant », a-t-il ajouté.

Le groupe a aussi souffert du « doublement » sur un an du coût du kérosène, alors que la guerre a fait flamber les cours du pétrole.

Dans ce contexte, il a réduit ses effectifs de 2% ces six derniers mois, à 128.237 employés.

Source : Avec AFP