mardi, 10/03/2026   
   Beyrouth 04:08

Erdogan à Pezeshkian : Nous rejetons toute ingérence dans les affaires iraniennes et sommes prêts à contribuer à la réduction des tensions

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a souligné que le prix de «nouvelles aventures serait payé non seulement par les deux belligérants, mais aussi par l’ensemble de la région et du monde, y compris l’Europe et l’Asie ».

Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, M. Erdogan a réaffirmé « la nécessité de mettre fin à la guerre au plus vite avant qu’elle ne s’étende davantage dans la région».

Il a noté « les efforts constants du gouvernement turc pour apaiser les tensions, en rejetant toute ingérence dans les affaires iraniennes », qu’il a qualifiée d’« inacceptable ».

M. Erdogan a déclaré que « l’escalade des tensions entre les pays de la région ne sert ni les intérêts des pays voisins ni les intérêts à long terme de l’Iran ».

Erdogan a affirmé que son pays « n’envisage aucune confrontation avec l’Iran », exprimant sa « compréhension de sa situation difficile » et se déclarant « prêt à contribuer à la réduction des tensions ».

Dans ce contexte, Erdogan a souligné qu’« à ce stade, la nécessité d’ouvrir la voie diplomatique est plus pressante que jamais ».

Il a présenté ses condoléances à Pezeshkian suite au martyre du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, et a exprimé sa solidarité avec les victimes innocentes, notamment les enfants de l’école de Minab. Il a également souhaité plein succès à l’ayatollah Mojtaba Khamenei après son élection comme troisième Guide suprême de la Révolution islamique et de la République islamique d’Iran.

Pezeshkian : L’Iran a toujours affirmé sa volonté de réduire les tensions

Pour sa part, Pezeshkian a dénoncé les efforts déployés par l’entité sioniste et l’administration américaine pour semer la discorde entre l’Iran et ses voisins, ainsi que les accusations relayées par leurs médias, selon lesquelles « l’Iran aurait lancé des frappes de missiles contre la Turquie, pays ami et frère ».

Pezeshkian a souligné que « l’Iran s’est toujours déclaré prêt à apaiser les tensions dans la région, à condition toutefois que l’espace aérien, le territoire et les eaux de ses voisins ne soient pas utilisés pour mener des attaques contre le peuple iranien ».

Lors de leur entretien téléphonique de lundi, les présidents turc et iranien ont discuté de l’évolution de la situation régionale dans le contexte de l’agression américano-israélienne contre l’Iran et de ses répercussions au Moyen-Orient et dans le monde, notamment sur les plans économique et commercial.

Quelques jours auparavant, une tentative a été faite pour accuser l’Iran d’être à l’origine du raid aérien sur Nakhitchevan, en Azerbaïdjan, mais Téhéran a démenti ces accusations et confirmé l’ouverture d’une enquête.

Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a pointé du doigt le rôle de l’entité israélienne dans ces attaques, visant à manipuler l’opinion publique et à saper les relations positives entre l’Iran et ses voisins.

Source : Médias