La Résistance islamique au Liban a annoncé mardi soir le lancement d’une vague d’opérations baptisée Khaybar 1, dans le cadre de la défense du Liban et de son peuple, et dans le contexte de la lutte contre l’agression israélienne en cours contre le Liban, ciblant des colonies ennemies dans le nord et un certain nombre de bases militaires.
Les colonies visées
Selon Média de guerre, tribune médiatique de la Résistance islamique, les combattants de la résistance ont bombardé les localités de Kiryat Shmona, Metoula, Malkia, Dishon, Avivim, Kfar Blum, Ramot Naftali, Zar’it, Shtula, Even Menahem et Beit Hillel à l’aide d’une salve de roquettes. Ils ont également visé la base de commandement et de contrôle des opérations aériennes de Meron, dans le nord de la Palestine occupée, par un tir de roquettes.
Les bases ciblées
Dans le cadre de ces mêmes opérations, la Résistance islamique a bombardé à l’aide de roquettes la base de contrôle de drones de Giva, à l’est de la ville occupée de Safed, ainsi que le quartier général du commandement nord de l’armée ennemie israélienne (base de Dado) et la base d’Ein Zeitim, au nord de la ville occupée de Safed.
L’opération Khaybar 1 comprenait également le ciblage du quartier général de l’unité commando navale d’élite « Shayetet 13 » à la base d’Atlit, au sud de la ville occupée de Haïfa, avec un barrage de missiles sophistiqués.
Les moudjahidines ont également bombardé la base d’Ami’ad au nord du lac de Tibériade, la base de Samson à l’ouest de ce lac ainsi que la base navale de Haïfa dans la ville occupée de Haïfa avec une salve de roquettes de haute qualité.
Dans la même vague, les combattants de la Résistance islamique ont bombardé le système de défense aérienne de Ma’alot-Tarshiha avec un barrage de roquettes, ciblant simultanément la colonie de Nahariyya dans le nord de la Palestine occupée avec un essaim de drones d’attaque, ainsi que les colonies de Shomera, Shtula et Zar’it avec des obus d’artillerie.
Positions sur le territoire libanais
Média de guerre a aussi rapporté que les combattants de la résistance ont ciblé avec des salves de roquettes ou des obus d’artillerie des rassemblements de soldats de l’armée ennemie israélienne à proximité du centre de détention de la localité libanaise d’al-Khiam, sur la colline Tallet al-Hamames, au sud de la localité d’al- Khiam, ainsi qu’un rassemblement aux abords de la mairie de cette localité
Ils ont aussi pris pour cible la position de Khirbet al-Manara en face de la localité frontalière de Houla, celle de Jadida Mays al-Jabal, le site de Misgav Am, Jabal Wardeh dans la localité frontalière de Markaba, le site d’Al-Assi face à la localité de Mays al-Jabal.
Ils ont également ciblé une position de soldats de l’armée ennemie israélienne à l’intérieur d’une tente dans la localité frontalière de Maroun al-Ras à l’aide d’un drone en piqué, ainsi qu’un rassemblement de soldats ennemis au sud de cette localité.
En réponse aux incursions israéliennes, des combattants de la Résistance islamique ont ciblé un char Merkava dans le projet d’al-Taybeh à l’aide d’un missile guidé, contraignant les forces ennemies à se replier sous un épais écran de fumée. Ils ont ensuite riposté par des tirs d’artillerie et une salve de roquettes. Un second char Merkava a également été ciblé dans la même zone avec un missile guidé, atteignant sa cible de plein fouet, selon un communiqué de la résistance. Depuis la nuit dernière, cinq chars ont ainsi été visés.
Dans le cadre de l’avertissement lancé par la Résistance islamique à la colonie de Nahariyya, dans le nord de la Palestine occupée, les combattants de la Résistance islamique l’ont prise pour cible avec un barrage de roquettes.
A noter que la Résistance islamique a rendu compte pour le mardi 17 mars de 51 opérations anti israéliennes.
2000 roquettes depuis le Liban
Selon la chaîne israélienne Channel 12, depuis le début du conflit, le Hezbollah a tiré plus de 2 000 roquettes depuis le Liban, soit près de 100 par jour en moyenne, et a également tiré plus de 100 drones.
La chaîne, citant des responsables militaires, a rapporté que le Hezbollah « possède la capacité de lancer des centaines de roquettes vers le nord d’Israël », précisant que cette capacité « n’était pas reconnue après la précédente guerre et l’accord de cessez-le-feu ».
Dans le même contexte, le journal Haaretz a souligné que « le Hezbollah bombarde le nord sans relâche » et qu’il « a attaqué les forces de l’armée israélienne dans le sud du Liban avec des dizaines de roquettes ».
Les colons pris au piège
D’après cette chaine de télévision, certains colons affirment que l’autorisation de retour chez eux leur a été accordée en échange de leur silence, et qu’ils se retrouvent désormais pris au piège entre les sirènes d’alerte aérienne et les bombardements.
Un correspondant de la chaîne 12 a noté que certains colons vivent cette situation pour la première fois avec une telle intensité, car ils ne l’avaient pas vécue lors des précédentes évacuations. Ils passent maintenant deux semaines consécutives sans sommeil régulier, ce qui les pousse à demander un congé temporaire.
Il a expliqué que ces colons se sentent non seulement négligés, mais aussi trompés par des promesses non tenues, et qu’ils souhaitent partir temporairement en attendant que la situation s’éclaircisse.
Cette situation survient alors que, selon la chaîne 12, « plus de dix mille Israéliens du nord n’ont nulle part où fuir et aucun abri fortifié ».
La chaîne 12 précise qu’il s’agit de colons installés dans les zones proches de la frontière, au plus près du Liban, qui « entendent les tirs d’artillerie et vivent quotidiennement cette dure réalité ».
Elle souligne que la région nord, dans son ensemble, « est paralysée depuis le début du conflit avec le Hezbollah, le gouvernement n’ayant toujours pas apporté une aide suffisante, n’ayant pas communiqué avec les responsables des autorités locales et n’ayant pris aucune décision claire quant à l’avenir des colons ».
La chaîne israélienne a rapporté que la principale revendication, qui n’a toujours pas été satisfaite, est un « soutien concret », citant un responsable local : « Nous sommes au cœur de la tempête, mais le gouvernement nous considère comme un front secondaire et insignifiant ».
Il a ajouté : « Ici, les colons n’ont pas d’abris fortifiés et doivent se mettre à l’abri en quelques secondes », poursuivant : « Il est sidérant que même après des semaines de combats, personne ne nous contacte et que le Premier ministre Benjamin Netanyahu ne se soucie même pas de ce qui se passe ici. »
Malgré l’annulation des coupes budgétaires pour la reconstruction du nord, la question demeure : « Qu’en est-il du présent ? Des colons ont un besoin urgent d’aide », a conclu la chaîne 12.
Source : Divers
