Le bloc de la « Fidélité à la Résistance » au parlement libanais a annoncé que toute zone tampon israélienne dans le Sud sera un « cimetière pour les envahisseurs », comme l’a été la zone de sécurité de 1985 jusqu’à la Libération, affirmant que l’agression ne constitue pas une menace pour une région ou une communauté, mais bien une menace pour l’existence du Liban.
Le bloc du Hezbollah a considéré, dans un communiqué publié vendredi 3 avril, que le Liban « se tient au seuil d’une nouvelle phase de son histoire où se détermine son sort : soit il reste un pays avec ses frontières internationalement reconnues, soit l’entité sioniste entreprend d’imposer un changement à ses frontières ».
Et d’ajouter : « Nos héros dans les villages frontaliers et sur toute l’étendue des champs de la Résistance inscrivent des épopées nationales pour la défense de la terre du Sud, et paient l’impôt du sang pour protéger leur patrie, le Liban, face au projet le plus dangereux qui menace son existence à travers les tentatives d’occuper sa terre, de déplacer son peuple et de modifier les traits de ses frontières », adressant « à ces résistants courageux, aux familles des martyrs et des blessés, et à notre peuple déplacé et patient, le plus haut témoignage d’estime et de salut pour leurs immenses sacrifices consentis afin que nous restions dignes dans notre pays, y vivant avec dignité et liberté ».
Le communiqué poursuit : « Le bloc a étudié les développements à la lumière de l’agression sioniste contre notre pays et de l’agression américano-sioniste contre la République islamique d’Iran et a conclu ce qui suit : la confrontation menée par les moudjahidines de la Résistance Islamique dans les villages frontaliers face aux tentatives d’occupation de l’ennemi écrit l’aube d’un nouveau Liban, et c’est ce qui dessinera l’avenir de notre peuple et de notre pays qui ne sera pas soumis à l’hégémonie des sionistes ».
Il a souligné que « la tentative de l’ennemi sioniste d’établir une zone tampon au sud du Litani est une menace grave pour le Liban, par laquelle il tente de réaliser son rêve historique de couper une partie de la terre de la patrie », insistant sur le fait que « le devoir national impose à l’État et à tous ceux qui sont attachés à l’unité de leur pays de mobiliser toutes leurs énergies afin de parer à ce danger ».
Dans ce cadre, le bloc parlementaire du Hezbollah a estimé que « le gouvernement Netanyahu trompe les colons du Nord occupé en prétendant que la zone tampon est la solution qui peut leur assurer une protection, alors qu’il est incapable de protéger ses colons contre les missiles sur l’ensemble de la terre de Palestine occupée ».
Il a martelé que « toute zone tampon, quelle que soit sa superficie, sera le cimetière des envahisseurs, comme l’a été la zone de sécurité de 1985 jusqu’à la Libération (du Sud en 2000) ».
Les présidents de la République et du Gouvernement doivent mettre fin aux « dépassements »
De même, le bloc a considéré que « les risques entourant le Liban exigent le plus haut degré de responsabilité nationale, que ce soit de la part de l’État ou des forces soucieuses de la survie du Liban ».
Le bloc a dans ce contexte appelé chacun « à réfléchir à la nature de ces risques qui ne menacent plus une région ou une communauté, mais sont une menace pour l’existence du Liban. La cohésion, la coopération, la convergence des efforts et l’utilisation de tous les éléments de puissance politique, militaire et populaire aideront notre pays à faire face à ce danger existentiel ».
Il s’est en outre arrêté sur les « dépassements graves de la Constitution, du Document d’entente nationale et même des prérogatives du Conseil des ministres, qui se sont traduits par l’action du ministre des Affaires étrangères, que ce soit par la mesure nulle à l’encontre de l’ambassadeur de la République Islamique ou par l’envoi de la décision injuste du gouvernement contre la Résistance aux Nations Unies, au bureau du Conseil de sécurité et à la Ligue arabe ».
Le bloc a considéré que « de telles pratiques constituent une agression contre le pays, ses citoyens et sa Constitution, car la politique étrangère est tracée par le Conseil des ministres et n’est pas tracée par une partie partisane (FL) ayant une histoire riche en hostilité envers les Libanais parce qu’elle travaille selon des agendas externes nuisant aux intérêts du Liban ».
Il a affirmé que la responsabilité incombe « au président de la République et au gouvernement pour mettre fin à ce comportement qui sert l’agression contre notre pays ».
D’autre part, le bloc a salué « l’approche nationale responsable envers les citoyens déplacés et l’aide qui leur est apportée, soulignant l’importance de la coopération et de la rencontre entre les Libanais dans ce domaine et le rejet de tout appel à la division et à la discorde ».
Tout en exprimant son refus de tout discours divisant les Libanais ou des tentatives d’effrayer les gens les uns des autres — car cela est le fait des ennemis du Liban — il a appelé le gouvernement « à fournir plus d’efforts internes et externes pour assurer les besoins urgents des déplacés ».
Enfin, le bloc a renouvelé sa solidarité et son soutien au droit de l’Iran, « national et international, à se défendre contre l’agression inique », affirmant que « les résultats de cette défense sont ceux qui dessineront pour les peuples de notre nation leur avenir, loin de l’occupation, de l’hégémonie et du pillage des richesses des États et des peuples ».
