dimanche, 05/04/2026   
   Beyrouth 20:34

L’Iran abat encore des avions américains, frappe des intérêts américains aux EAU, à Bahreïn et au Koweït et un site énergétique en « Israël ». Washington interdit les photos satellitaires HR au M-O.

L’Iran a de nouveau abattu des avions militaires américains sur son sol, bombardé des intérêts américains dans la région et frappé des sites énergétiques sensibles israéliens.

17 appareils abattus depuis le début de la guerre  

Dans un communiqué, le Corps des gardiens de la révolution islamique en Iran (CGRI) a annoncé avoir détruit un avion de transport militaire américains C-130 et deux hélicoptères Black Hawk au sud de la province d’Ispahan au centre de l’Iran.

Le CGRI a diffusé les images des appareils détruits qui étaient dépêchés dans une mission de recherche du deuxième pilote du F-15 abattu par l’Iran le vendredi dernier.

Une vue aérienne depuis un drone d’obervation

Selon une étude de suivi réalisée par al-Jazeera net, la coalition américano-israélienne a perdu 17 appareils militaires, dont des avions de chasse, des avions de transport, et des hélicoptères ainsi que 146 drones de différents types.

« Des récits trompeurs »

Le New York Times et CBS ont véhiculé la version officielle américaine selon laquelle « deux des avions censés ramener l’aviateur et ses sauveteurs en lieu sûr sont restés bloqués sur une base isolée en Iran et ont dû être détruits pour les soustraire aux forces iraniennes » et que « les forces américaines ont ensuite utilisé trois autres avions de transport ».

Donald Trump avait annoncé que l’aviateur américain a été secouru lors de « l’une des opérations de recherche et de sauvetage les plus audacieuses de l’histoire des Etats-Unis » indiquant qu’il avait été blessé et que son sauvetage avait mobilisé « des dizaines d’appareils ».

Le porte-parole du QG du CGRI a assuré plus tard que cette tentative de secourir le pilote américain « dans un aéroport abandonné au sud d’Ispahan s’est soldée par un échec », « grâce à l’aide de Dieu et avec la participation des héros des gardiens de la révolution, des Bassidj et des forces de sécurité ».

Il a accusé le président américain de « tenter de dissimuler les résultats de l’opération par la guerre psychologique et en livrant des récits trompeurs », alors que « la réalité sur le terrain reflète les progrès des forces armées iraniennes ».

Selon l’AFP, Planet Labs, une société américaine d’imagerie satellitaire, a décidé à la demande du gouvernement américain,  de cesser de publier des images haute résolution des zones de conflit au Moyen-Orient et d’en restreindre l’accès à partir du 9 mars.

« A toutes les fillettes martyres »

Les attaques iraniennes s’inscrivent dans le cadre de la 96e vague de l’opération Promesse Tenu 4, lancée ce dimanche matin, en représailles au raid américano-israélien qui a détruit le pont B1 a Karaj, le == dernier et aux attaques contre au complexe pétrochimique a Mahchahr. Cette vague est dédiée « à toutes les fillettes martyres », précise le communiqué.

Frappes aux EAU et Bahreïn

Concernant les ripostes iraniennes contre les intérêts et les bases américains dans la région, le CGRI a également rendu compte d’attaques aux Emirats arabes unis(EAU), à Bahreïn et au Koweït.

Aux EAU, il a précisé que ses forces ont ciblé plusieurs cibles : des installations gazières appartenant aux sociétés américaines ExxonMobil et Chevron à Habshan, et une attaque balistique contre le complexe pétrochimique américain produisant du carburant pour les forces armées américaines et des produits militaires pour le régime sioniste à Ruwais.

Les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté dimanche matin des attaques de missiles et de drones visant l’usine pétrochimique de Borouge, dans la zone industrielle de Ruwais, provoquant des incendies sans victime humaine.

Au Bahreïn, le CGRI a rendu compte d’une attaque de drone contre un complexe pétrochimique américain à Sitra, y causant un incendie majeur et la destruction d’éléments clés de l’installation. Indiquant que ce site « joue un rôle dans la production de dérivés pétroliers nécessaires à l’armée américaine ».

Le ministère de l’Intérieur de ce pays a annoncé qu’un incendie s’était déclaré dans l’une de ses installations à la suite d’une attaque iranienne, précisant que la Protection civile prenait des mesures pour maîtriser l’incendie, sans fournir davantage de détails.

Les attaques les plus violentes au Koweït

Au Koweït, les Gardiens de la révolution ont revendiqué une attaque contre des installations pétrochimiques américaines à Shuaiba, indiquant qu’il a provoqué un incendie de grande ampleur et l’arrêt complet du complexe, « qui collabore avec les forces armées américaines », selon leur texte.

Les médias koweitiens ont fait état ce dimanche « des attaques les plus violentes depuis le début de la guerre », indiquant qu’un incendie s’est déclaré dans un complexe pétrolier et des dégâts importants ont été causés dans un complexe ministériel et deux centrales électriques, suite à des attaques de missiles et de drones attribuées à l’Iran.

Le ministère de l’Électricité, de l’Eau et des Énergies renouvelables a annoncé que deux centrales électriques et usines de dessalement d’eau avaient été attaquées par des drones hostiles, ce qui a entraîné la mise hors service de deux unités de production d’électricité et d’importants dégâts matériels, sans faire de victimes humaines.

« Israël » : un complexe industriel frappé

Dans les territoires occupés, le QG Khatam al-Anbiya a indiqué que les forces iraniennes ont ciblé « des sites militaires et industriels »

En Israël, les médias ont rendu compte qu’un missile s’est écrasée dans le Néguev au sud.

Un missile balistique tiré dimanche a frappé le complexe industriel de Neot Hovav (Ramat Hovav) à Be’es Sheva, dans le sud d’Israël, a précisé la radio de l’armée israélienne selon laquelle c’est la 3e fois que cette zone stratégique qui comprend des installations chimiques et des installations de stockage de déchets dangereux est frappé.

« Le Pentagone israélien visé »

Samedi, les tirs de missiles iraniens dont ceux à sous-munitions, tirés parfois simultanément avec des roquettes depuis le Liban avaient explosé à proximité de la base HaKirya à Tel Aviv considérée comme « le pentagone israélien ».

Ce site abrite le siège l’état-major général israélien, la tour Matcal et des installations souterraines ultra-sécurisées d’où sont dirigées les opérations militaires nationales.

Des missiles ont aussi atteint une usine des industries militaires à Petah Tikva, ont rapporté des médias israéliens.

Des dégâts importants ont été signalés dans les zones israéliennes centrales notamment à Ramat Gan, Bnei Brak, Givatim, Rush Ha’Ein.

Samedi, le siège du Tribunal central de Tel Aviv où sont traduits les prisonniers de guerre a été endommagé par les fragments d’un missile iranien.

Une censure militaire est imposée aux médias israéliens leur interdisant toute publication concernant les frappes contres de sites militaires ou sécuritaires.

Source : Divers