Moussa Assi, chef du bureau de la chaine satellitaire libanaise Al-Mayadeen à Genève et correspondant du Liban, a déclaré « qu’Israël attend du Liban la reconnaissance de son existence en tant qu’État après un mois de négociations ».
Le correspondant a ajouté « qu’Israël a posé des conditions à ces négociations, notamment la division du sud du pays en trois zones :
– La première zone serait une zone tampon permanente de 8 kilomètres de large, où les civils déplacés ne seraient pas autorisés à retourner.
– La deuxième zone engloberait la région au sud du fleuve Litani et serait désignée comme zone d’opérations militaires israéliennes, avec pour objectif le démantèlement et le désarmement du Hezbollah. L’occupation israélienne se poursuivrait dans cette zone jusqu’à ce qu’elle juge la mission accomplie.
– La troisième zone comprendrait la région au nord du fleuve Litani et le reste du Liban, où l’armée libanaise serait responsable du démantèlement du Hezbollah de manière indépendante.
Le correspondant a souligné que « « la principale condition d’Israël est qu’il n’y aura pas de retrait total des forces d’occupation israéliennes tant que le Hezbollah ne sera pas éliminé ».
Il convient de noter que l’ambassadrice du Liban à Washington, Nada Hamadeh Mouawad, a rencontré aujourd’hui l’ambassadeur « d’Israël » aux États-Unis au Département d’État, sous l’égide de Washington, alors que des attaques israéliennes se poursuivent dans différentes régions du Liban.
Cette rencontre intervient alors que le secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, a réaffirmé le rejet par son parti de toute négociation directe avec l’entité occupante, la qualifiant de « futile » et de concession gratuite de la part des autorités libanaises. Cette position reflète le rejet et la colère de l’opinion publique libanaise face à cette décision.
Source : Médias
