Le président du parlement libanais, Nabih Berri, ne cache pas son agacement et son mécontentement face à l’initiative des présidents de la République et du gouvernement de s’engager dans un processus de négociation directe avec l’entité ennemie.
Il réitère devant ses visiteurs son refus catégorique de toute forme de négociation directe avec ‘Israël’, affirmant que « la priorité doit rester le cessez-le-feu, la consolidation de la paix civile et la prévention d’un glissement vers la discorde interne ».
Il précise que « cette position n’est pas nouvelle », l’ayant exprimée à plusieurs reprises, récemment dans le communiqué de la direction du mouvement Amal il y a quelques jours, ainsi que dans celui du bureau exécutif du mouvement le mardi 14 avril.
Commentant le communiqué publié après la rencontre entre l’ambassadrice libanaise et l’ambassadeur de l’entité ennemie à Washington, Berri a exprimé au quotidien Al-Akhbar son étonnement face à la voie empruntée par les responsables, déclarant : « Ils sont allés aux États-Unis pour obtenir un cessez-le-feu, et ils sont revenus pour combattre le Hezbollah ! ».
Il a souligné que « l’abandon d’un processus de négociation au sein d’un cadre régional plus large au profit d’une négociation individuelle, sans posséder de cartes de force, affaiblit la position du Liban au lieu de la renforcer ».
M.Berri, dont Al-Akhbar a appris qu’il est en contact quotidien avec la République islamique d’Iran, a rappelé avoir reçu du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avant l’annonce de la trêve entre l’Iran et les États-Unis, la confirmation que « Téhéran n’accepterait aucun cessez-le-feu n’incluant pas le Liban ».
Il a ajouté : « Après les interférences survenues à Beyrouth sur cette voie, j’ai décidé d’agir via d’autres canaux ».
Dans ce cadre, Berri souligne que « l’envoi de son conseiller politique, le député Ali Hassan Khalil, à Riyad s’est fait sur demande saoudienne, dans le cadre d’efforts politiques clairs: Il n’est pas allé là-bas pour se promener ou faire la Omra ».
Source : Traduit à partir d'AlAkhbar
