Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a affirmé que l’uranium enrichi ne sera absolument pas transféré, démentant que son envoi vers les États-Unis ait jamais été envisagé.
Lors de déclarations à la télévision d’État ce samedi, Baghaï a déclaré : « L’uranium enrichi revêt une sacralité égale à celle du sol iranien », en réponse directe aux propos du président américain Donald Trump concernant le transfert de la « poussière nucléaire » vers les USA.
Concernant le détroit d’Ormuz, Baghaï a précisé que « l’ouverture ou la fermeture du détroit ne se joue pas dans l’espace virtuel ; c’est l’Iran qui est le décideur effectif en la matière ».
Il a souligné qu’« après le cessez-le-feu, l’Iran a annoncé qu’il n’y avait aucun obstacle à la circulation des navires non militaires via le détroit, sous réserve de l’approbation des autorités compétentes ».
Le porte-parole a prévenu que « ce que l’on appelle le blocus maritime fera l’objet d’une réponse iranienne appropriée », affirmant que « le blocus maritime constitue une violation de l’accord de cessez-le-feu, et l’Iran prendra les mesures nécessaires à cet égard ».
Sur le processus de négociation, Baghaï a déclaré : « Dès que nous sentirons que les intérêts et les dossiers de la République islamique sont garantis dans le cadre d’un accord, nous pourrons alors dire que nous sommes à deux pas d’un accord final ».
Il a insisté sur le fait que « la levée des sanctions est d’une importance capitale pour nous, tout comme l’indemnisation des dommages subis ».
« Il n’y a aucune ambiguïté dans aucune phase des négociations ; nous avons exprimé nos positions avec une totale clarté », a-t-il renchéri.
Retour au contrôle strict du détroit d’Ormuz face à la « piraterie » américaine
Pour sa part, le porte-parole du QG de Khatam al-Anbiya le lieutenant-colonel Ibrahim Zolfaghari a affirmé, ce samedi, que « la République islamique d’Iran, sur la base des accords précédents conclus de bonne foi lors des négociations, avait accepté le passage régulé d’un nombre limité de pétroliers et de navires commerciaux par le détroit d’Ormuz. Malheureusement, les Américains, fidèles à leurs antécédents de ruptures d’engagements, poursuivent leurs actes de piraterie et de brigandage maritime sous couvert de ce qu’ils appellent le « blocus » ».
« C’est pourquoi le contrôle du détroit d’Ormuz est revenu à son état antérieur, et ce détroit stratégique est désormais placé sous une gestion et un contrôle renforcés de la part des forces armées », a-t-il poursuivi.
« Tant que les États-Unis ne garantiront pas la pleine liberté de navigation pour les navires en provenance et à destination de l’Iran, la situation du détroit d’Ormuz restera sous un contrôle strict et dans son état précédent », a-t-il prévenu.