À quelques heures de l’expiration du cessez-le-feu, Washington a poursuivi ses tentatives de pression sur Téhéran pour le contraindre à revenir à la table des négociations, selon les conditions américaines.
Le président américain, Donald Trump, a adopté deux axes dans ses déclarations quotidiennes : le premier exprimant une volonté de négocier, et le second menaçant de recourir à la force si les pourparlers n’aboutissent pas à un accord.
En revanche, l’Iran a maintenu sa position : aucun retour aux négociations tant que les États-Unis n’abandonnent pas leurs conditions, affirmant sa détermination à continuer de se défendre face à toute nouvelle attaque américaine.
Malgré les rapports des médias américains, notamment le New York Times et le Wall Street Journal, citant des responsables iraniens affirmant que Téhéran a informé les médiateurs de l’envoi d’une délégation à Islamabad aujourd’hui, l’agence iranienne Tasnim a rapporté, selon ses sources, que « la décision de l’Iran de ne pas participer aux négociations n’a pas changé. Sa participation dépend de la réalisation de certaines conditions ».
Le blocus maritime est considéré comme un « obstacle fondamental » aux négociations, ce qui a été signifié au médiateur pakistanais.
La source a ajouté que « tant qu’un horizon clair pour un accord acceptable ne se dessine pas, l’Iran n’a aucune intention de participer à la mascarade américaine », soulignant que Téhéran envisage la possibilité que les offres médiatiques soient une ruse.
Auparavant, Reuters indiquait que le vice-président américain, JD Vance, se trouvait toujours aux États-Unis, tandis que le New York Times prévoyait son départ pour Islamabad ce mardi.
Dans le même sens, Donald Trump a annoncé que son adjoint, accompagné de l’envoyé spécial Steve Witkoff et de son gendre Jared Kushner, étaient en route pour Islamabad et y arriveraient sous peu.
Concernant l’issue des négociations, le New York Post rapporte que Trump se dit « prêt à rencontrer les hauts dirigeants iraniens en cas de percée », précisant que « le cœur des négociations est une exigence non négociable : que l’Iran renonce à l’arme nucléaire ».
Trump a exclu toute prolongation du cessez-le-feu sans accord avant mercredi soir (heure de Washington), refusant de lever le blocus des ports iraniens avant un accord final. Il a déclaré à Bloomberg que les heures à venir sont les plus cruciales depuis le début de la guerre, affirmant que l’accord en préparation sera bien meilleur que celui signé par Obama : « Sans la fin de cet accord, les armes nucléaires auraient été utilisées contre Israël et au Moyen-Orient ».
Entre-temps, le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, a souligné lors d’un appel avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, l’importance du dialogue pour la stabilité régionale.
Parallèlement, le chef de l’armée pakistanaise, le général Asim Munir, a informé Trump par téléphone que le blocus des ports iraniens freinait les discussions ; Trump aurait déclaré « prendre ce conseil en considération », selon Reuters.
En parallèle, le Commandement central américain (CENTCOM) s’est déclaré « prêt à attaquer l’Iran après le cessez-le-feu si Trump le décide », tandis qu’Axios rapporte que Trump discute actuellement de la forme de la campagne militaire en cas de reprise des combats.
Plus tôt, un destroyer américain a ouvert le feu sur le navire iranien « Tosca » près du détroit d’Ormuz avant que des Marines ne montent à bord pour inspection.
Le quartier général « Khatam al-Anbiya » a réagi en affirmant que ses forces feraient face fermement à l’agression, tout en précisant que la riposte tenait compte de la sécurité de l’équipage et de leurs familles présents à bord.
Quoi qu’il en soit, seul ‘Israël’ semble pressé de reprendre les combats.
Selon la chaîne 12, ‘Israël’ se prépare à un retour aux hostilités à tout moment, ses pilotes étant en état d’alerte. Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, a affirmé que « l’armée de l’air contrôle le ciel de la région », preuve selon lui d’une supériorité face à l’axe iranien, ajoutant : « Nous n’avons pas encore terminé la bataille ».
Source : Traduit à partir d'AlAkhbar
