Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a affirmé ce lundi que son pays n’acceptera pas de négocier sous la pression et qu’il s’est préparé à un nouveau cycle de guerre durant la période de trêve.
Qalibaf a déclaré, dans une publication sur la plateforme « X » : « En imposant un blocus et en violant le cessez-le-feu, Trump cherche à transformer la table des négociations en une table de reddition ou à justifier la reprise des hostilités selon son bon vouloir ».
Il a également souligné : « Nous n’acceptons pas de négociations sous la menace, et au cours des deux dernières semaines, nous nous sommes préparés à abattre de nouvelles cartes sur le champ de bataille ».
Cette déclaration intervient alors que les rumeurs s’intensifient concernant un second cycle de pourparlers américano-iraniens à Islamabad ce mardi, notamment avec l’arrivée d’une délégation américaine dans la capitale pakistanaise.
Toutefois, Téhéran dément, jusqu’à présent, avoir accepté de tenir une nouvelle session de discussions à l’ombre du blocus américain sur les ports iraniens et de ce qu’elle qualifie de conditions américaines « excessives ».
Les États-Unis campent sur leurs exigences concernant l’arrêt de l’enrichissement d’uranium sur le sol iranien et refusent d’inclure l’ensemble de la région dans un processus de paix unique.
Ils font également preuve de fermeté face aux demandes de Téhéran liées au dégel des avoirs, à la levée des sanctions et au paiement de compensations pour les dommages résultant de l’agression.
Il est à noter que la durée du cessez-le-feu temporaire entre l’Iran d’une part, et les États-Unis et l’occupation israélienne d’autre part — conclue pour deux semaines — expire ce mardi 21 avril, sans qu’aucune intention de prolongation ne soit confirmée pour l’instant.
