Le New York Times a révélé que Jeffrey Epstein, délinquant et traficant sexuel condamné et lié au Mossad israélien, avait obtenu des artefacts provenant de plusieurs sites religieux islamiques.
Pendant qu’il tissait des relations à travers le Moyen-Orient, élargissant son réseau de personnes riches et influentes, Epstein se consacrait à l’acquisition d’objets d’art islamiques rares pour décorer un bâtiment atypique sur son île privée.
Le journal s’est arrêté dans les documents publiés par le département américain de la Justice en janvier 2026, sur ceux concernant un étrange bâtiment sur Little St. James Island, l’île privée d’Epstein dans les Caraïbes. « Sa construction et la décoration ont été une obsession depuis des années » pour le criminel sexuel mort en prison en 2019.
La forme carrée du bâtiment rappelle celle de la Kaaba, ses dalles blanches et bleues invoquent les couleurs du drapeau israélien et le dôme doré qui le surmonte ressemble à celui de l’esplanade des mosquées dans la ville sainte d’al-Quds.
Le batiment comporte une salle de musique, un pavillon, une petite chapelle et même un temple de magie, rapporte le NYT.
Le journal a indiqué que, grâce à des relations s’étendant jusqu’à la cour royale saoudienne, Epstein s’était procuré des textiles somptueux de la Kiswa qui recouvraient les murs extérieurs de la Kaaba. Il les avait obtenus apres avoir noué des liens avec le conseiller de la cour royale saoudienne Ra’fat al-Sabbagh et son assistante Aziza al-Ahmadi.
Il a obtenu des dalles de l’intérieur d’une mosquée en Ouzbékistan tandis que le dôme a été conçu en calquant l’architecture syrienne antique. Les archives d’Epstein montrent qu’en 2013, il a envoyé à l’artiste roumain Ion Nicola qu’il a chargé de réaliser son projet une photo de Yalboughah, un bain public du XVe siècle situé à Alep, en Syrie, avec un dôme doré, une arche creuse au-dessus de la porte et des murs en pierre rayée, en lui demandant des croquis similaires.
Le journal décrit Epstein comme étant « obsédé depuis longtemps par le design islamique », rappelant qu’il s’était vanté auprès de Vanity Fair en 2003 de posséder « le plus grand tapis persan que vous ne verrez jamais dans une maison privée — il est si grand qu’il doit provenir d’une mosquée ».
Le journal a révélé que dans un courriel adressé à Nicola, Epstein avait notamment demandé un dessin remplaçant le mot arabe « Allah » par ses initiales en anglais.
Source : Médias
