Au milieu d’un silence absolu du pouvoir politique au Liban, l’armée de l’ennemi israélien tente de progresser au nord du fleuve Litani à partir du village de Zaoutar, afin de prendre le contrôle de hauteurs dominantes dans la région. Cela lui permettrait de contrôler par le feu la ville de Nabatiyeh et de se débarrasser, selon ses prétentions, des positions de la Résistance situées dans la zone sur les hauteurs de « Ali Al-Taher ».
Ces mouvements expliquent le pilonnage intensif par des raids aériens sur les villages entourant la ville de Nabatiyeh, tels que Mayfadoun, Douair, Habbouch, Sir al-Gharbiyya et Harouf au cours des derniers jours.
En contrepartie, il ressort des communiqués de la Résistance que l’ennemi fait face à des combats féroces dans la région.
Après avoir fuité, mardi soir 26 mai, une photo aérienne montrant le positionnement de ses chars et de ses blindés dans le village de Zaoutar, au nord du fleuve Litani, la Résistance a publié 32 communiqués militaires, affirmant dans 9 d’entre eux le ciblage des blindés présents à Zaoutar, ce qui indique soit la destruction de la force en progression, soit au moins la mise hors d’usage de ses blindés.
Dans ce contexte, les communiqués de la Résistance ont montré mardi qu’elle cible les positions utilisées par l’ennemi pour masser ses forces, en signalant le ciblage des rassemblements ennemis dans la localité frontalière d’Odaisseh, en plus de l’utilisation d’armes de missiles lourds la nuit pour frapper les rassemblements de blindés.
Sur le terrain, l’armée d’occupation ne progresse pas en kilomètres par jour dans le Sud, mais cherche plutôt à grignoter des espaces géographiques stratégiques et à sécuriser une tête de pont pour ses forces au nord du fleuve Litani, afin d’utiliser cet endroit ultérieurement soit pour obtenir des gains politiques dans les négociations avec le pouvoir libanais, soit pour étendre davantage son contrôle au sol s’il décide de poursuivre sa progression militaire.
De même, le contrôle du village de Zaoutar ne signifie pas le contrôle de tous les villages situés derrière lui.

Ce village est le point le plus proche de la frontière de la Palestine occupée avec la zone située au nord du fleuve Litani, comme le montre la carte jointe, et les tentatives de progression y sont « fléchées » et non « horizontales », visant à ouvrir la voie vers la ville de Nabatiyeh et ses zones environnantes, et à atteindre la rive nord du fleuve Litani.
En contrepartie, il est attendu que cette progression augmente le fardeau logistique et humain de l’armée de l’ennemi, d’autant plus avec l’existence d’une arme similaire à celle des « drones d’assaut », qui ne nécessite pas d’engagement direct ou une portée de vision claire des forces d’occupation.
La Résistance concentre ses frappes sur les véhicules de soutien logistique, tels que les véhicules de communication, de transport de carburant et de transport de troupes, plus que sur les chars mieux fortifiés, tout en frappant les grands bulldozers de type « D9 », essentiels pour ouvrir des voies alternatives pour la progression des chars, comme elle a frappé les positions d’artillerie et causé de graves dommages psychologiques aux soldats.
La conclusion objective de la réalité du front prouve que la Résistance réussit progressivement à transformer la supériorité technologique supposée de l’ennemi en un fardeau, d’autant plus que les forces israéliennes présentes dans le Sud n’ont pas pu jusqu’à présent se fixer, c’est-à-dire construire des positions fortifiées, malgré le passage de 86 jours depuis la guerre qui a débuté le 2 mars 2026.
Ainsi, il devient impératif pour les forces de l’ennemi de bouger sur le terrain soit pour attaquer, soit pour se retirer, sinon elles se transformeront en cibles fixes pour la Résistance, ce qui s’est effectivement produit ces dernières semaines.
De là, la Résistance a commencé à frapper les lignes de ravitaillement des forces, qui s’allongent de plus en plus avec la progression des troupes, ciblant les systèmes de communication, les radars du Dôme de fer et les dispositifs de brouillage des drones d’attaque, ce qui a contribué à créer des angles morts dans le système de contrôle et de protection.
Comme résultat opérationnel, ces frappes privent les forces présentes sur le terrain de leur couverture de protection, et les séparent même parfois de leurs salles d’opérations arrière, ce qui leur retire l’avantage de la coordination permanente, de la rapidité de réponse et de la gestion des feux.
En conclusion, l’armée de l’ennemi tente de fixer un exploit militaire sur le terrain, après que les jours de guerre ont prouvé que la domination aérienne et l’imposition d’une sorte de « ceinture de sécurité » ne protègent pas ses forces, et encore moins ses colons dans le Nord.
Cet exploit se traduit par la tentative de progresser au nord du fleuve Litani du côté du village de Zaoutar pour assiéger Nabatiyeh et contrôler les collines environnantes.
D’un autre côté, elle tente de progresser vers le village de Haddatha depuis ses zones de présence à Bint Jbeil pour pouvoir également assiéger la localité de Tebnine.
Il est à rappeler ici que l’ennemi a échoué à progresser vers Tyr depuis le village d’Al-Bayadah et de Naqoura, pour imposer la même réalité qu’il tente aujourd’hui de restaurer.
Source : Traduit à partir d'AlAkhbar
