Les États-Unis ont saisi le Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique afin de faire la lumière sur le sort de l’uranium hautement enrichi iranien, par le biais d’un projet de résolution préparé par le groupe occidental et qui sera présenté pour discussion et vote lors de la réunion actuelle du Conseil à Vienne.
Selon une copie du projet de résolution obtenue par le site de la télévision d’information libanaise al-Mayadeen, Washington exige que Téhéran fournisse à l’agence des informations précises sur les matières et installations nucléaires sous protection, et lui accorde les pouvoirs nécessaires pour vérifier ces informations, tout en soulignant que l’accord de garanties iranien ne peut être modifié ou suspendu unilatéralement.
La résolution appelle également Téhéran à se conformer à la mise en œuvre de l’article 3.1 modifié du Traité sur la non-prolifération nucléaire et à fournir à l’Agence toutes les informations de conception initiales nécessaires pour permettre au Directeur général de fournir les garanties nécessaires.
Le projet de résolution menace de saisir le Conseil de sécurité de l’ONU, soulignant que le Conseil des gouverneurs sera prêt à prendre d’autres mesures, notamment concernant le calendrier et le contenu du rapport requis, en vertu de l’article 12.C du Statut de l’Agence pour examen par le Conseil de sécurité de l’ONU.
La décision américaine se fonde sur un rapport distribué aux États membres par le directeur général de l’agence, Rafael Grossi, dans lequel ce dernier explique que l’agence est incapable de tirer une conclusion concernant les matières nucléaires précédemment déclarées en Iran, notamment de grandes quantités d’uranium hautement enrichies, qu’elle n’a pas pu vérifier depuis environ un an.
Le rapport de Grossi indique que ce déficit de vérification, qui a commencé avec l’attaque américano-israélienne contre ces installations en juin 2025, dépasse le délai fixé selon les pratiques standard en matière de garanties et constitue un enjeu de prolifération nucléaire et de respect par l’Iran de l’accord de garanties.
L’agence de presse Tasnim avait précédemment rapporté que les informations diffusées dans les médias concernant la volonté de l’Iran de retirer l’uranium enrichi du pays étaient « incorrectes », ajoutant que le texte du mémorandum d’entente ne contenait aucune phrase indiquant que l’Iran était prêt à retirer des matières nucléaires du pays.
Source : Médias
