vendredi, 12/06/2026   
   Beyrouth 20:47

Araghchi parle d’un mémorandum d’entente imminent.  Les médias iraniens révèlent des détails

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a révélé ce vendredi que la signature du mémorandum d’entente à Islamabad est imminente.

« Les médias sont priés de s’abstenir de toute spéculation quant à son contenu. Conformément à notre démarche responsable et transparente, tous les détails seront communiqués au public en temps voulu », a-t-il écrit sur X.

Les médias iraniens avaient publié des détails sur le projet d’accord annoncé par le président américain Donald Trump et certains médias étrangers.

Une source au sein de l’équipe de négociation iranienne a nié pour l’agence Fars les affirmations du selon lesquelles l’accord avait été finalisé et sera signé dimanche prochain à Genève.

Elle a qualifié ces affirmations de « purement fausses », a rapporté l’agence.

Reuters a cité une source occidentale indiquant qu’un mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre pourrait être signé d’ici dimanche, précisant que Genève était l’endroit le plus probable pour tenir les négociations. La source a indiqué que le texte du mémorandum est encore en cours de préparation et que l’Iran maintient sa position selon laquelle l’accord doit inclure la fin de la guerre israélienne au Liban.

Elle ajouté que l’objectif était de finaliser le texte d’ici samedi, en vue de la signature de l’accord en présence du vice-président américain JD Vance et du président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, précisant que le lieu de la signature n’avait pas encore été déterminé, mais que Genève restait l’option la plus probable.

Une source iranienne de haut rang a déclaré vendredi à Reuters que le projet d’accord lèverait les sanctions sur le pétrole iranien, débloquerait des milliards de dollars de fonds appartenant à Téhéran et exigerait la cessation des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban.

L’agence de presse iranienne Mehr avait précédemment rapporté que le projet de mémorandum d’entente potentiel entre Téhéran et Washington fixait un délai de 60 jours pour les négociations visant à parvenir à un accord sur le dossier nucléaire iranien et à la levée complète des sanctions américaines primaires et secondaires.

Selon l’agence, le projet prévoit le déblocage de 24 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés pendant la période de négociation, dont la moitié, soit 12 milliards de dollars, sera mise à la disposition de l’Iran avant le début des négociations.

Par ailleurs, des sources bien informées ont indiqué à l’agence de presse Tasnim que l’Iran n’a pas cédé aux pressions militaires et diplomatiques américaines visant à modifier le texte des quatorze articles.

Elles ont expliqué que le président américain Donald Trump avait récemment tenté de modifier la position de Téhéran par une action militaire et des pressions exercées par le médiateur qatari, mais que l’Iran avait rejeté les nouveaux amendements.

Elles ont ajouté que les États-Unis avaient informé Téhéran, par l’intermédiaire du médiateur qatari, qu’il n’était plus nécessaire de présenter les récents amendements américains.

Selon ces sources, le texte doit encore être examiné et finalisé par les institutions compétentes en Iran, et il est important de souligner que toute spéculation avant la fin de ces procédures demeure erronée.

De son côté, l’agence de presse iranienne IRNA a indiqué que le texte de l’accord potentiel visant à mettre fin à la guerre entre l’Iran et les États-Unis avait été préparé « avec un soin et une précision extrêmes », ne laissant aucune place à une interprétation arbitraire ou à un manquement aux obligations de l’une ou l’autre des parties.

Selon l’agence, le mémorandum d’entente vise principalement à mettre fin à la guerre sur différents fronts dans la région, les États-Unis s’engageant à contraindre l’occupation israélienne à mettre fin à la guerre au Liban, notant que l’expression « prolongation du cessez-le-feu » n’apparaît pas dans le texte du mémorandum.

Elle a expliqué que le mémorandum actuel ne prévoit pas d’accord sur le dossier nucléaire, qu’il n’impose aucune nouvelle obligation à l’Iran et que les négociations nucléaires débuteront et se poursuivront pendant 60 jours après sa signature.

Durant cette période, les négociations se limiteront à trois points seulement : la poursuite du programme nucléaire pacifique iranien, la levée des sanctions unilatérales américaines et le mécanisme de compensation, sans aborder d’autres questions, notamment les capacités balistiques de l’Iran.

L’agence IRNA a ajouté que les négociations porteront également sur la levée de toutes les sanctions américaines et des résolutions internationales, ainsi que sur la mise en place d’un mécanisme de compensation.

Concernant les avoirs iraniens gelés, l’agence a indiqué qu’une partie serait débloquée immédiatement après la signature du mémorandum, tandis que le reste le serait progressivement au cours des négociations, soulignant que Téhéran avait obtenu des garanties claires conformément aux mécanismes qu’il avait demandés.

Concernant le détroit d’Ormuz, l’agence a confirmé que l’Iran n’a pris aucun engagement quant à la cession de son administration, expliquant que la future gestion du détroit sera abordée comme une question régionale, par le biais d’un dialogue et d’une prise de décision conjoints entre Téhéran et le sultanat d’Oman.

Cette annonce intervient au lendemain de  la déclaration du président américain Donald Trump faisant état d’un accord avec l’Iran, tandis que  Téhéran a confirmé ne pas avoir encore tranché sur sa position à ce sujet.

Source : Médias