mardi, 16/06/2026   
   Beyrouth 06:26

‘Israël’ attend la rencontre Trump-Netanyahu jeudi

Le président américain Donald Trump et le PM israélien Benjamin Netanyahu (Illustration)

Le silence officiel du gouvernement de l’occupation israélienne s’est poursuivi jusqu’à lundi soir, lorsque le Premier ministre de l’ennemi, Benjamin Netanyahu, est apparu nuitamment pour annoncer que l’accord entre les USA et l’Iran ne contredit pas les intérêts d’Israël, et a prononcé un discours interne face à ses opposants, réitérant ce qu’il a considéré comme de grandes victoires israéliennes.

En arrivant au dossier du Liban, Netanyahu a déclaré que son armée resterait dans la zone tampon et continuerait à attaquer le Hezbollah.

Cependant, en examinant de près ses propos, il est apparu que Netanyahu parlait d’une réalité différente de ce qu’étaient les choses avant la guerre. Bien qu’il ait insisté sur le maintien de l’occupation, il a affirmé que ses forces ouvriraient le feu sur quiconque attaquerait ses troupes.

Ces propos interviennent quelques heures après la fuite du contenu des contacts en cours avec les Américains.

En effet, toutes les sources militaires et politiques à Tel-Aviv ont confirmé que la situation est désormais différente, et que l’armée a soumis une recommandation au gouvernement pour donner des ordres clairs d’évacuer de nombreuses positions dans le Sud, avec une recommandation supplémentaire pour que le gouvernement s’oriente vers la conclusion d’un accord avec le pouvoir libanais.

La chaîne israélienne 14 a révélé que des instructions ont été données aux forces de l’armée israélienne dans le sud du Liban de ne pas ouvrir le feu, sauf en cas de menace sérieuse, imminente et claire.

Au milieu d’une grande escalade politique au sein de l’entité, entre des opposants à Netanyahu qui se concentrent sur l’échec de la guerre contre l’Iran et contre le Hezbollah, et un camp de droite rejetant toute concession, et si Netanyahu ne s’oppose pas au retour des frictions ou de la confrontation avec le Hezbollah, la Résistance n’a pas quitté le terrain.

Il est apparu clairement qu’elle n’est pas d’avis de faire la moindre concession, et que la tension existante pourrait causer de grands problèmes à l’accord américano-iranien, ce qui renvoie la balle à nouveau dans le camp américain, une chose que redoute Tel-Aviv qui affirme que le dossier sera tranché lors d’une réunion prévue entre Netanyahu et le président américain Donald Trump jeudi prochain en Europe.

Les déclarations répétées concernant des « zones de sécurité » ouvertes dans le temps ont reflété une tendance claire vers la consécration d’une réalité de terrain permanente sur la frontière, transformant ainsi l’idée d’occupation en une formule sécuritaire déguisée.

En ce sens, Tel-Aviv traite les ententes comme un espace pour gérer le conflit et non pour y mettre fin.

Tandis que le site israélien Walla, citant une source sécuritaire israélienne, a rapporté que Tel-Aviv attend des clarifications du niveau politique concernant l’accord, indiquant que jusqu’à présent, il n’y a pas de demandes de retrait du Liban, mais qu’il existe de nombreuses questions qui nécessitent des éclaircissements, sachant que le gouvernement de l’occupation a approuvé la prolongation de l’état d’urgence jusqu’au 30 juin.

Source : Traduit à partir d'AlAkhbar