mercredi, 17/06/2026   
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« Les USA n’auraient pas existé sans Israël », Huckabee contredit Trump et soulève un tollé aux USA

L’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, a exhorté mardi les Américains à reconnaître l’héritage biblique d’Israël comme un fondement des États-Unis.

Lors de l’ouverture d’une conférence internationale d’archéologie sur le site d’Hérodion en Cisjordanie occupée, il a déclaré qu’il était de son devoir de « faire comprendre l’importance d’Israël aux États-Unis », ajoutant que « sans Israël, sans le fondement juif, l’Amérique n’existerait pas. Nous devons notre existence même à ce qui s’est passé sur cette terre. »

« Il s’agit sans aucun doute de votre patrimoine, mais aussi de celui des États-Unis. Sans Israël et sans la présence juive, notre pays n’existerait pas », a-t-il affirmé s’adressant au ministre israélien du Patrimoine, Amichai Eliyahu.

Il a ajouté : « Notre existence est intimement liée à ce qui s’est passé sur cette terre », soulignant ainsi ce qu’il a décrit comme un lien historique et spirituel entre les États-Unis, la terre d’Israël et le patrimoine juif.

Les propos de l’ambassadeur américain en Israël ont déclenché une vague de critiques dans les milieux politiques et médiatiques américains et sur les réseaux sociaux. D’autant qu’ils sont intervenus quelques heures seulement après que le président américain Donald Trump a affirmé qu’Israël « n’existerait pas sans les États-Unis ».

Certains critiques y ont vu la preuve du parti pris de l’ambassadeur américain en faveur d’Israël au détriment des intérêts américains, tandis que d’autres ont réclamé son limogeage ou sa démission.

La représentante républicaine Marjorie Taylor Greene a été parmi les premières à critiquer via la plateforme X, rejetant catégoriquement les propos de Huckabee, déclarant : « Notre existence est due à Dieu, et non à Israël », et qualifiant ses paroles d’« obscènes ».

Dans une critique acerbe, la commentatrice politique Anna Kasparian a raillé les propos de Huckabee, affirmant que les États-Unis n’ont pas existé grâce à Israël, contrairement à ce qu’il prétend, et appelant au retrait du soutien financier et militaire américain afin de voir comment le pays peut survivre sans l’aide des États-Unis.

L’officier américain à la retraite et analyste militaire Daniel Davis a appelé Huckabee à démissionner de son poste, l’accusant de « ne pas passer les intérêts américains en premier » lui rappelant que sa mission principale est de représenter les États-Unis auprès d’un autre pays, et non de le promouvoir ou de le privilégier par rapport au sien.

Trisha Hope, militante politique américaine et ancienne déléguée nationale du Parti républicain au Texas, a demandé la destitution immédiate de Huckabee, considérant que ses déclarations soulèvent des doutes quant à son aptitude à continuer de représenter les États-Unis en Israël.

Elle a déclaré : « J’appelle le président des États-Unis à démettre immédiatement cet homme de ses fonctions d’ambassadeur en Israël, et je crois que cela signifie qu’il n’est plus qualifié pour être notre ambassadeur là-bas. »

Les critiques se sont étendues à des personnalités médiatiques et politiques de premier plan. Le journaliste d’investigation Max Blumenthal a décrit Huckabee comme « l’ambassadeur temporaire d’Israël », faisant référence à ce qu’il considérait comme un parti pris total envers Israël, tandis que le journaliste américain Clayton Morris s’est moqué de ces déclarations, affirmant que Huckabee parlait comme si les pères fondateurs des États-Unis devaient leur État à Israël.

Pour sa part, l’analyste politique Rich Paris a mis en doute la validité de cette déclaration, arguant que si elle s’avérait vraie, cela constituerait une raison supplémentaire d’exiger le limogeage de l’ambassadeur américain.

L’écrivain et commentateur politique américain Oron McIntyre s’est également joint à la liste des critiques des déclarations de Huckabee, exprimant son étonnement face à ce qui lui était attribué.

Le commentateur politique Jackson Henkle est allé encore plus loin dans sa critique décrivant Huckabee comme un « agent israélien », tandis que la militante Carolina a perçu chez l’ambassadeur américain une tentative officielle de corriger le président Trump en faveur d’Israël.

Le militant Andy Baxterlin a également critiqué la nature même de cette fonction, arguant que le poste d’ambassadeur des États-Unis en Israël nécessitait un examen approfondi s’il conduisait à des positions aussi controversées.

L’ancien chef d’état-major interarmées américain, David Payne, a cependant estimé que les déclarations de Huckabee ignoraient le fait que les États-Unis avaient été fondés environ 172 ans avant la création d’Israël, considérant que l’ambassadeur américain avait révélé à travers elles un parti pris évident en faveur d’Israël.

Source : Médias