Le secrétaire général du Hezbollah cheikh Naïm Qassem a déclaré que le Liban traverse aujourd’hui la phase la plus dangereuse de son histoire, compte tenu des défis et des attaques auxquels il est confronté.
« Le plan mis en œuvre contre nous aujourd’hui vise à mettre fin à la résistance et à son peuple et à éliminer complètement sa présence au Liban », a-t-il averti lors de son second discours prononcé ce vendredi pendant la commémoration d’Achoura.
Selon lui, ce plan est formé de 12 points dont en tête « la guerre criminelle israélienne contre le Liban qui ne connait aucune règle ».
Ce vendredi, plus de 47 personnes sont tombées en martyres et 97 ont été blessées dans les raids frénétiques perpétrés par l’ennemi israélien au sud et à l’est du pays, en riposte à la mort de 4 militaires israéliens dans une opération de la résistance à Kfar Tibnite au sud du Liban.
Selon cheikh Qassem, les douze points ou phases de ce plan sont les suivants :
« 1- La guerre criminelle menée par Israël contre le Liban, qui bafoue toutes les règles en tuant des civils et des enfants, en détruisant des infrastructures et en perpétrant toutes les atrocités imaginables, le tout pour réduire la résistance à l’impuissance. Ce plan a déjà été mis en œuvre.
2- L’ennemi et les États-Unis ont renié l’accord du 27 novembre après la chute de la Syrie, car ils estimaient que l’équilibre des forces avait changé. Ils ont refusé de poursuivre les opérations conformément au plan ou à l’accord initial, compte tenu de la dynamique des pouvoirs en place.
3- Ils se sont efforcés de transformer le pouvoir politique libanais en une façade et un paravent leur permettant, en violation de la Constitution, de commettre tous les actes odieux nécessaires pour affronter et affaiblir la résistance, quelles qu’en soient les conséquences. » L’autorité politique était nécessaire pour assurer une couverture politique.
4- la fermeture des points de passage aériens, maritimes et terrestres afin d’empêcher l’arrivée d’armes, de technologies et de tout ce qui pourrait renforcer la résistance.
5- Entraver à la reconstruction afin de maintenir les personnes déplacées et sans abri, et de dresser la résistance contre elle-même.
6- Imposition d’un blocus financier total pour nous empêcher de faire face à la crise et nous relever.
7- Incitation à la discorde au sein de l’armée contre la résistance ; ils ont œuvré activement en ce sens, mais heureusement, la vigilance de l’armée et de ses commandants, ainsi que des circonstances objectives, ont empêché cette discorde de se produire.
8- Pressions exercées sur la Syrie pour qu’elle intervienne depuis l’est et tente de former une manœuvre en tenaille avec Israël par le nord, mais heureusement, le régime syrien n’a pas cédé.
9- Tentative d’incitation à un conflit sunnite-chiite sous prétexte de protéger la posture du Premier ministre par des décisions qu’il prendrait contre la résistance, mais heureusement, chacun a agi rationnellement et ce conflit a échoué…
10- Assurer une couverture internationale et arabe – de la part de certains pays – exerçant des pressions de toutes parts en faveur d’Israël contre la résistance, sous divers prétextes et sous différentes formes.
11- Tous les services de renseignement du monde œuvrent contre nous, fournissant des informations, opérant dans différents pays, cherchant à utiliser leurs ressources et à obtenir une couverture médiatique et politique, pendant que des pressions sont exercées sur l’État libanais pour qu’il nous assiège.
12- Et voici le principal instigateur : l’Amérique orchestre ce plan dans les moindres détails, en utilisant toutes les ressources disponibles. »
Et cheikh Qassem de poursuivre : « Voilà le complot auquel nous sommes confrontés. D’ailleurs, nous sommes au courant de tout, nous surveillons la situation de près et nous savons ce qu’ils font en coulisses. Dieu nous guide dans nos démarches, qui exigent parfois de la patience, parfois des efforts, parfois une présence médiatique, parfois un engagement politique, parfois une présence active sur les réseaux sociaux, etc. Nous faisons ce que Dieu nous permet de faire. Mais voici le plan, un plan très vaste et dangereux. »
Le numéro un du Hezbollah a poursuivi en exposant ce que ce que le Hezbollah fait, également en 12 points.
« 1. Nous avons un objectif et un projet forts : notre droit de défendre et de libérer notre terre. C’est notre force.
2. Nous avons repensé notre structure militaire et nos méthodes de commandement, en tirant les leçons de la Bataille des Braves (bataille des 66 jours en 2024) , afin de nous adapter à un éventuel nouveau combat.
3. Nous avons modifié nos tactiques de combat et développé la doctrine de combat de la résistance pour tirer profit de l’expérience et des circonstances, en employant des tactiques de guérilla et de déplacement rapide.
4. Nous avons développé un armement approprié et des capacités de drones. Tout cela a été planifié par nos moudjahidines.
5. Nous comptons parmi nous des moudjahidines aspirant au martyre au plus haut niveau, au niveau ultime. Le moudjahid, le combattant de la résistance, est une figure véritablement noble, sans pareille dans l’histoire, inégalée aujourd’hui, inégalée même si l’on cherchait sur terre un martyre d’une telle magnificence. C’est le fondement, et chacun peut le constater.
6. Nous avons œuvré au mieux pour améliorer les conditions sociales de notre peuple, en utilisant les ressources disponibles, les dons, les cotisations légitimes et le soutien de l’Iran – grâce à Dieu, tout cela était à notre disposition.
7. Nous avons assuré le rétablissement et l’hébergement de 300 000 familles pendant toute la durée du siège. Ceci est également lié à la protection de notre environnement et de notre société.
8. Nous avons maintenu l’unité des forces de résistance, l’unité du mouvement Amal et du Hezbollah, ainsi que celle de tous nos alliés. Chacun a travaillé selon ses capacités, mais notre unité fondamentale est indéfectible. Personne ne peut nous tromper. Ils ont tenté de nombreuses manœuvres, mais ils ont échoué, grâce à Dieu.
9. Nous avons élaboré un plan à long terme. Nous n’avons pas dit : « Essayons, attendons encore un peu, ce sera fini demain. » Non, non, non et non. Nous sommes patients et nous persévérerons.
10- Nous avons adopté le secret et le silence lors de la préparation de l’affrontement, et nous le faisons encore, afin que l’ennemi ignore nos intentions. Quoi qu’il en soit, il a été surpris par ce qui s’est passé, et tous les analystes disent le contraire.
11- Nous avons pris une décision semblable à celle de Karbala. Savez-vous ce que signifie une décision semblable à celle de Karbala ? Cela signifie qu’il n’y a pas de limites, et cette décision semblable à celle de Karbala est toujours en vigueur.
12- Nous avons fait preuve de patience là où il le fallait, et nous avons combattu là où il le fallait. Pendant quinze mois, notre patience s’est muée en combat, puis, le 2 mars, notre combat est devenu un véritable combat, et il n’y a pas de retour en arrière possible.
Le cheikh Qassem a conclu : « Le projet visant à éliminer le Hezbollah et à consolider l’occupation a échoué, et les Israéliens quitteront notre terre jusqu’au dernier pouce. »
Ci-dessous, le texte intégral du discours, dans lequel il s’est attardé surtout sur le concept de la victoire.
Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Louange à Dieu, Seigneur des Mondes. Que la paix et les bénédictions soient sur le plus noble des êtres, notre maître, notre bien-aimé et notre guide, Abou al-Qasim Muhammad, le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui et sa famille), sur sa famille pure et vertueuse, sur ses compagnons élus et sur tous les prophètes et les pieux jusqu’au Jour du Jugement. Que la paix soit sur toi, ô Abou Abdullah. Que la paix soit sur toi, ô fils du Messager de Dieu. Que la paix soit sur toi, ô fils du Commandeur des Croyants, le Maître des Successeurs. Que la paix soit sur toi, ô fils de Fatima al-Zahra, la Souveraine des Femmes des Mondes. Que la paix soit sur toi, ô Abou Abdullah, et sur les âmes qui reposent en ton sanctuaire. Que la paix de Dieu soit sur toi de ma part aussi longtemps que je vivrai et aussi longtemps que le jour et la nuit existeront. Puisse Dieu faire que ce ne soit pas ma dernière visite auprès de toi. …
La victoire guidée par Hussein
Aujourd’hui, nous aborderons le concept de victoire, la victoire guidée par Hussein. Il est essentiel de raviver ces grands souvenirs, ces attitudes nobles et honorables, et cet acte de sacrifice et d’altruisme sans pareil – un acte où l’on donne son sang et son âme, où l’on offre tout ce que l’on possède par dévotion à Dieu Tout-Puissant et par obéissance à Ses commandements.
Hussein est notre voie. Comment atteindre la victoire par l’intermédiaire d’Hussein ? Qu’est-ce que la victoire dans le contexte de « Hussein est notre voie » ? J’examinerai cinq critères qui éclairent le sens de la victoire dans cette perspective.
Premièrement, le simple fait d’avoir adopté « Hussein est notre voie » est en soi une victoire. Pourquoi ? Car cette voie islamique authentique est une voie de triomphe, puisqu’elle consiste à appliquer les commandements de Dieu Tout-Puissant au profit de l’humanité.
Nous bâtissons nos vies sur l’obéissance à Dieu, la droiture, la noblesse de caractère, la justice, une saine éducation et les bonnes actions. C’est donc une vie pure et exemplaire. Quiconque a la chance de fonder sa vie sur la droiture et la noblesse de caractère a remporté la victoire, car il a vécu selon les principes divins qui élèvent l’individu au rang des grands lorsqu’il applique correctement la loi islamique dans sa vie.
Nous au Hezbollah au Liban, croyons en ce projet. Nous croyons que Hussein est notre voie, c’est-à-dire que Mohammad est notre voie, c’est-à-dire que l’Islam est notre voie, c’est-à-dire que la religion de Dieu Le Tout-Puissant est notre voie. Cette conviction se reflète dans nos actions. Nous éduquons nos enfants et nos jeunes dans l’obéissance et les nobles valeurs morales.
Nous agissons en groupe au sein de notre pays, en coopérant avec les groupes politiques et communautaires existants dans le cadre des lois en vigueur, en les respectant et en agissant en conséquence.
Nous adhérons à l’Accord de Taëf et à la Constitution, qui constituent le cadre de référence de toutes nos relations internes. Sur cette base, nous limitons les divergences politiques dans le cadre de l’unité nationale, ce qui signifie que l’opposition, le soutien et le débat ne compromettent en rien l’harmonie.
Nous devons protéger et préserver notre pays. Nous croyons en la libération de la terre et nous avons instauré une résistance, dirigeant nos armes contre cet ennemi afin de l’expulser du pays sans qu’il puisse exercer la moindre influence intérieure. Nous coopérons avec ceux qui partagent notre vision pour affronter cet ennemi commun.
Ainsi, vous constaterez que l’ensemble du projet que le Hezbollah mène au Liban est placé sous la bannière « Hussein est notre chemin ». Cela signifie que les principes et les idées qui nous guident sont nationaux, islamiques, humanitaires et éthiques – les plus nobles idéaux qui puissent exister sur terre. Par conséquent, nous exprimons ces principes par notre comportement, nos actions et nos actes.
Comme nous agissons sous la bannière « Hussein est notre chemin », cela signifie que nous sommes victorieux à chaque étape de notre vie. Nous sommes toujours victorieux. Pourquoi ? Parce que nous agissons avec justesse, et quiconque agit avec justesse est victorieux.
Deuxièmement : Le second critère est le rejet de l’injustice.
Dieu Tout-Puissant nous a créés libres. Dieu lui-même, le Créateur, qui tient toute chose entre ses mains, a dit à l’humanité : « Je ne vous contraindrai pas à choisir une voie particulière. Nulle contrainte n’est imposée en religion. » « Que dois-je faire, mon Seigneur ? » Il répondit : « Je vous ai donné un esprit. Pensez avec cet esprit et choisissez ce que vous voulez. Je vous conseille d’être justes et non injustes. Je vous conseille d’être avec Dieu et non avec Satan. Le choix vous appartient. »
Nous avons choisi de rejeter l’injustice, d’être libres et de refuser la sujétion, l’occupation, la subjugation et la tutelle. Nous avons rejeté les projets d’autrui et refusé toute occupation et tutelle étrangères.
Nous nous opposons à toutes les formes de dépendance culturelle, politique, éducative et morale. Lorsque l’ennemi nous affronte par les armes, nous l’affrontons par les armes. Lorsque l’ennemi mène une guerre de tranchées contre nous, nous lui opposons une guerre de tranchées. Lorsqu’il tente de nous imposer sa volonté, nous refusons et élevons la voix avec les moyens de résistance à notre disposition.
Lorsque nous rejetons l’injustice, nous remportons la victoire. Chaque pas que nous faisons pour dire non à l’hégémonie américaine est une victoire. Chaque pas que nous faisons pour rejeter l’occupation israélienne est une victoire. Chaque pas que nous faisons pour empêcher quiconque de nous contraindre à nous soumettre à des idées déviantes est une victoire. Par conséquent, rejeter l’injustice est une victoire.
Troisièmement, nous œuvrons, sur la voie de Dieu Tout-Puissant, à défendre nos principes, nos vies et l’avenir de nos générations.
L’essence du concept de jihad, fondé sur la voie de Hussein (que la paix soit sur lui), la voie de l’Islam, la voie de Mohammad, la voie d’Ali, réside dans la capacité de chacun à protéger son intégrité et ses choix. « Et par l’âme, par Celui qui l’a façonnée et lui a inspiré le discernement de sa perversité et de sa droiture, certes réussit celui qui la purifie, et certes échoue celui qui la corrompt. » (Coran 91:7-8)
Celui qui triomphe est celui qui lutte contre lui-même, et celui qui triomphe est celui qui lutte contre l’ennemi. Le jihad est un élément fondamental de la victoire. Lorsque nous croyons au jihad – la lutte contre nos propres désirs et la lutte contre l’ennemi – et agissons en conséquence, nous sommes victorieux. Tant que nous luttons contre nos propres désirs, nous sommes victorieux ; tant que nous luttons contre l’ennemi, nous sommes victorieux.
Comment lutter ? Le jihad revêt de nombreuses formes ; toutes ne se valent pas. « Quiconque parmi vous voit un mal, qu’il le change par sa main ; s’il ne le peut, qu’il le change par sa langue ; et s’il ne le peut, qu’il le change par son cœur, mais c’est là la plus faible foi. »
Parfois, nous sommes capables de combattre, parfois nous nous contentons de dénoncer le mal, et parfois nous ne pouvons rien faire d’autre que le rejeter en notre for intérieur. Dans tous ces cas, nous agissons en fonction des circonstances et des capacités disponibles. Par conséquent, quiconque s’efforce, quelles que soient les circonstances, triomphe.
Les tribus se rassemblèrent à Médine du temps du Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui et sa famille), cherchant à renverser l’État islamique naissant. Il les combattit. Pourtant, à La Mecque, le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui et sa famille) fit face à la même persécution : on semait des embûches sur son chemin, on tuait ses compagnons et on commettait d’autres actes odieux. Il persévéra car les circonstances ne lui permettaient pas d’affronter ces mécréants qui l’attaquaient, lui et sa communauté. Ainsi, il lutta par la patience lorsque le jihad l’exigeait, et avec combat lorsque le jihad l’exigeait.
Par conséquent, le simple fait d’embrasser et de croire au jihad signifie qu’une personne a déjà triomphé et qu’elle est toujours victorieuse. Remarquez cette expression coranique qui éclaire l’horizon : « La permission [de combattre] a été accordée à ceux qui sont combattus, car ils ont subi une injustice. Et certes, Allah est pleinement capable de leur accorder la victoire. »
Autrement dit, ce n’est pas sans raison que l’on souhaite combattre, prendre les armes et affronter l’agresseur. Non, face à l’agression, il est naturel que Dieu Tout-Puissant nous incite à combattre, car nous sommes libres, généreux et honorables. Dieu nous en donne la permission au moment opportun.
Quatrièmement : Nous ne craignons pas la mort .
C’est un élément essentiel de la victoire. Je vous le demande, pourquoi devrions-nous craindre la mort ? Pourquoi penser que notre peur nous en éloignera ? La mort est un destin inéluctable, une certitude : « Quand leur heure arrive, ils ne peuvent ni la retarder d’une heure, ni l’avancer », et elle est entre les mains de Dieu Tout-Puissant.
En effet, quels que soient vos voyages, vos allées et venues, quoi que vous fassiez, il existe une belle histoire qui raconte qu’un jour, en compagnie d’un prophète, l’Ange de la Mort Azraël était assis à l’écart, observant un homme assis près de lui. Cet homme, inquiet, dit au prophète : « Cet homme me regarde beaucoup, et cela m’effraie. » Le prophète lui demanda : « Pourquoi ? » Il répondit : « Je ne sais pas ; mon cœur bat la chamade de peur. » Le prophète dit : « Si Dieu le veut, tout ira bien. » Quelque temps plus tard, la nouvelle se répandit : cet homme était mort. À ce moment-là, le Prophète (que la paix soit sur lui) pensa à demander à Azraël: « Cet homme avait peur de toi. Il te regardait sans cesse, mais il ne savait pas que tu étais Azraël. Que se passe-t-il ? » Azraël répondit : « J’étais surpris qu’il soit encore assis là. Je veux prendre son âme en Chine. » L’homme partit donc en Chine et Azraël y emporta son âme. L’heure de la mort n’est pas liée à la peur qu’on éprouve face à elle. …
Nous sommes un groupe qui ne craint pas la mort. Le Commandeur des Croyants, Ali (que la paix soit sur lui), a dit : « L’heure de la mort est une protection suffisante. » Ne pas craindre la mort, c’est triompher de ceux qui nous en menacent. Et quelle est l’arme la plus courante de l’ennemi ? La menace de mort.
Nous lui disons : « Même si tu essaies de me tuer, si mon heure n’est pas venue, tu ne pourras pas. » Autrement dit, nous l’empêchons de choisir la mort. Vous le neutralisez car la mort n’est pas entre ses mains, mais entre celles de Dieu Tout-Puissant. Et quelle est l’arme la plus puissante dont un ennemi n’ait jamais disposé ? La menace de mort. Lorsque vous considérez cette menace de mort comme inefficace, insignifiante, et que vous agissez, et tant que votre heure n’est pas venue, que vous prenez les mesures appropriées, alors l’ennemi ne peut vous atteindre. Mais même si vous prenez toutes les mesures nécessaires, et que votre heure arrive, vous mourrez. Ainsi, la mort dont l’ennemi brandit la menace comme une arme n’est pas une arme ; nous la neutralisons, nous la brisons. Et je vous le dis, aujourd’hui, dans la résistance, même si aucun d’entre nous ne subissait la menace de mort, et s’il devenait clair que notre heure est proche, nous continuerions à accomplir notre devoir, et par conséquent nous ne craindrions pas la mort.
Cet Imam Hussein, que la paix soit sur lui, a subi le plus grand martyre de l’histoire, et pourtant Hussein a triomphé. Aujourd’hui, qui se souvient de lui ? Qui se souvient d’Hussein après 1400 ans ? Qui est inspiré par les enseignements de Dieu ? Hussein ? L’humanité est nourrie par Hussein. Où est le tyran Yazid ? Aux oubliettes de l’histoire, et bien sûr, en enfer, une destination misérable.
C’est pourquoi nous ne craignons pas la mort, et celui qui ne la craint pas est toujours victorieux.
Cinquième critère : Le sacrifice est sans limite.
On ne peut donner qu’une partie de soi-même ou de ses biens. Certes, certains agissent ainsi, et que Dieu les bénisse et les récompense, s’il le veut. Mais je parle du critère auquel nous croyons, que nous considérons comme le summum : le repentir, la forme la plus élevée. Il n’y a pas de limite au sacrifice de soi et de ses biens. Voyez ce verset sublime : Dieu Tout-Puissant dit : « Venez, faisons un marché avec vous. Voulez-vous toujours être gagnants dans cette vie et dans l’au-delà ? » Oui, Seigneur, bien sûr ! Quoi de mieux que cela ? Être toujours gagnants ! Il dit qu’il y a un marché ; si vous le concluez, vous serez toujours gagnants : « En vérité, Dieu a racheté aux croyants leurs vies et leurs biens », leurs êtres et leurs biens tout entiers, et non seulement une partie d’eux et une partie de leurs biens, « en échange du Paradis ». Seigneur, Tu nous rachètes, alors que devons-nous faire en retour ? Il dit : « Ils tuent et sont tués. » Vous allez affronter l’adversité ; vous pouvez mourir en ce monde, et vous pouvez tuer. « En vérité, Allah a racheté aux croyants leurs vies et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent pour la cause d’Allah, donc ils tuent et sont tués. [C’est] une promesse véridique [qui L’engage] dans la Torah, l’Évangile et le Coran. Et qui est plus fidèle à Son alliance qu’Allah ? Réjouissez-vous donc de votre engagement qui… » « Vous lui avez prêté allégeance, et c’est là le triomphe suprême. »
Nous avons cinq critères, et ces cinq critères sont des critères de victoire : « Hussein est notre chemin » est un critère de victoire ; « Rejeter l’injustice » est un critère de victoire ; « Nous luttons pour la défense » est un critère de victoire ; « Nous ne craignons pas la mort » est un critère de victoire ; « Le sacrifice est sans limite » est un critère de victoire. Lorsque nous combinons ces cinq critères dans notre attitude, cela signifie que nous sommes toujours victorieux.
Le triomphe de la constance et de la persévérance
Voici la question : comment pouvons-nous convaincre les autres que nous avons triomphé ? Mes amis, cessons de parler de convaincre les autres. L’important, c’est que nous soyons convaincus. Nous sommes convaincus de notre victoire, et ils nous disent : « Non, vous n’avez pas gagné. » Nous avons triomphé en 2006, et ils nous disent : « Vous n’avez pas gagné. » N’allez pas interpréter la victoire selon leurs critères, c’est-à-dire la domination militaire. Combien d’armées et de pays ont été vaincus militairement sans pouvoir tirer profit de leur victoire ?
Notre interprétation de la victoire est le triomphe de la constance et de la persévérance ; voilà la vraie victoire. Mon frère, selon nos principes, l’ennemi est vaincu parce qu’il n’a pas vaincu nos principes, ni notre esprit, ni nos convictions, ni notre constance, ni notre persévérance, ni notre présence sur le terrain, à endurer toutes les épreuves et tous les châtiments.
Par conséquent, peu importe qu’ils soient convaincus de la victoire ou pas. Certains frères me demandent parfois : « comment devons-nous construire un récit de victoire ? » Il n’est pas nécessaire de construire un récit de victoire ; Nous sommes tous la victoire, par notre présence, notre récit, nos actions et notre résistance, tandis qu’eux ne sont que défaite. Mon frère, comment convaincre cette personne vaincue qu’elle est victorieuse ? Ils demandent : « Ne tenez-vous pas compte des pertes énormes ? » Si, nous les prenons en compte, mais nous considérons ces pertes énormes comme moindres qu’une reddition ou une défaite.
Regardez l’histoire : lorsque le groupe de Mukhtar al-Thaqafi s’est rendu, malgré sa détermination à continuer, quel en fut le résultat ? Sept mille d’entre eux furent décapités et tués après avoir donné leur parole et après qu’on leur eut dit : « Nous vous protégerons. »
Voyez le massacre de Sabra et Chatila. Lorsque l’OLP ne put plus rien faire et se retira, trois ou quatre mille enfants, femmes et hommes furent massacrés.
Et bien sûr, il existe de nombreux exemples similaires à travers le monde. Si nous sommes capables de résister, pourquoi devrions-nous nous rendre ? Si nous possédons tous les éléments de la victoire, pourquoi devrions-nous nous rendre ? Si notre ténacité démontre que nous pouvons remporter des victoires, alors il est erroné de capituler.
Maintenant, ils s’adressent aux médias – et cela m’interpelle – et lui demandent : « Que pensez-vous que nous devrions faire pour contrer l’agression israélienne ? » Il répond : « Avant de me parler d’agression israélienne, dites-moi, n’est-ce pas inadmissible que les maisons de ces gens aient été démolies ? » Autrement dit, vous en avez assez des démolitions, « Oh, vous êtes si bon ! » Mais votre cœur n’est pas grand ; il est endurci. Vous ne voulez pas que ce projet réussisse. Vous voulez attiser la colère des gens pour qu’ils se retournent contre nous ? Ils ne se retourneront pas contre nous, car ces gens suivent la voie de Hussein. Les partisans de Hussein ne répondent pas aux partisans de Yazid. Comprenez-le bien. Et j’espère que si quelqu’un vient vous demander : « Où avez-vous remporté la victoire ? », vous lui direz de laisser tomber ce sujet et d’aller discuter d’autres questions politiques, car ils n’arriveront à aucune conclusion.
C’est une agression, une agression israélienne manifeste. Pourquoi ne combattez-vous pas ? C’est vous qui ne combattez pas et qui manquez à votre devoir.
Patience et victoire
Quoi qu’il en soit, je vous exhorte à vous souvenir d’un principe fondamental : « le principe de l’obligation religieuse ». Quel est notre devoir ? Ce principe est véritablement la clé. Il ne vous est pas demandé de remporter la victoire par les moyens, les idées ou les convictions d’autrui. Il vous est demandé de remporter la victoire par le dessein de Dieu Tout-Puissant. C’est par le dessein de Dieu que la victoire s’obtient, et c’est Lui qui remplit l’obligation. Quant à la victoire elle-même, elle appartient à Dieu Tout-Puissant.
Je vais réciter quelques versets afin que vous compreniez le principe de l’obligation. Que dit Dieu Tout-Puissant ? « Combattez-les ; Dieu les châtiera par vos mains, les couvrira de honte, vous donnera la victoire sur eux et apaisera le cœur des croyants. »
Dieu vous ordonne de combattre ; le résultat s’en suivra.
De plus, le Messager de Dieu (que la paix et les bénédictions soient sur lui et sa famille) dit : « La victoire vient avec la patience, le soulagement avec l’épreuve, et la facilité avec la difficulté. »
Autrement dit, la patience et la persévérance dans l’épreuve font partie intégrante du chemin vers la victoire. Il vous faut faire preuve de patience.
Dans Nahj al-Balagha, le Commandeur des Croyants, Ali (que la paix soit sur lui), a dit : « Lorsque Dieu a vu notre sincérité, Il a infligé des épreuves à nos ennemis et nous a accordé la victoire jusqu’à ce que l’Islam soit fermement établi. »
Il vous faudra déployer des efforts et consentir des sacrifices, et le résultat viendra plus tard, si Dieu le veut.
Qu’a dit l’Imam Hussein (que la paix soit sur lui) ? « Je ne vois dans la mort que le bonheur, et dans la vie avec les oppresseurs que la misère. » Pourquoi ? Parce qu’il accomplissait son devoir ; c’était son obligation. Il est mort pour la cause de Dieu ; c’était pour lui une victoire.
Notre Imam Khomeiny (que Dieu sanctifie son âme) a dit : « Levez-vous pour Dieu et révoltez-vous pour la cause de Dieu. Si le soulèvement est inspiré par Dieu, il sera victorieux. Même si nous semblons vaincus, nous sommes victorieux, et même si nous ne sommes pas vaincus, nous sommes victorieux, car nous avons agi pour Dieu Tout-Puissant. » Voilà la mesure : accomplir son devoir.
Notre maître, Sayyed Hassan, le maître des martyrs de la nation, ce guide vaillant, inspiré et accompli, l’a déclaré explicitement : « Quand nous sommes victorieux, nous sommes victorieux, et quand nous sommes des martyrs, nous sommes victorieux. »
Nous devons nous rappeler que nous devons accomplir notre devoir, pour obtenir la victoire à différents degrés auprès de Dieu Tout-Puissant.
Ces degrés de victoire varient généralement selon les lois et la guidance divines. Parfois on triomphe matériellement, parfois militairement, parfois en restant ferme dans nos positions, parfois en refusant d’adopter une contre position, parfois par le martyre d’un groupe tandis que l’autre survit pour mener à bien la mission, parfois en faisant échouer le projet. La victoire revêt de nombreuses formes, mais nous sommes toujours victorieux, si Dieu le veut.
Nous n’assisterons peut-être pas à une victoire matérielle claire et éclatante, si ce n’est avec l’Imam Mahdi (que Dieu hâte son retour), mais nous constatons des victoires à différents degrés. Chaque jour où nous persévérons, nous sommes victorieux. Dieu Tout-Puissant dit : « Notre parole a déjà été transmise à Nos serviteurs, les messagers, qu’ils seront assurément victorieux et que Nos armées seront assurément triomphantes. »
Victorieux car du côté de la Vérité
Je vous dirai plus encore : quiconque fait l’expérience de la victoire est victorieux. Si vous ressentez au fond de vous que vous êtes victorieux, alors vous l’êtes véritablement, même si des montagnes s’effondraient sur vous, car vous êtes du côté de la vérité.
Empêcher l’ennemi d’atteindre son but est une victoire. Lorsque le sang des martyrs enflamme le cœur des croyants et les responsabilise quant à la préservation de la confiance, c’est la victoire. Ne discutez pas avec ceux qui sont esclaves des désirs terrestres et ceux qui sont vaincus par leurs propres forces ; ils ne voient pas la victoire et ne la verront jamais. Mon frère, c’est comme un scanner ; Quand on y met quelque chose, cela donne une image. Tout ce qu’on y met en ressort comme défaite. Pourquoi parler de victoire ? Laissez-le tel quel ; son réceptacle est la défaite, son esprit est la défaite, et il mourra dans son amertume, vaincu. Quant à nous, nous sommes dans la victoire perpétuelle. Je vous le dis : gardez la tête haute, vous êtes des résistants, Dieu est Victorieux, ne faites aucun compromis. Gardez la tête haute, vous êtes des résistants, Dieu est Victorieux, ne faites aucun compromis.
Troisièmement et enfin, je voulais vous dire ce qui nous arrive car, au milieu de cette tourmente, de cette guerre et de ces pressions internationales, il y a quelque chose que les gens n’ont parfois pas su discerner correctement. Je vous le dis, nous traversons la phase la plus dangereuse de notre vie au Liban, le complot américano-israélo-international le plus dangereux, et la chose la plus dangereuse que notre pays, l’avenir de nos enfants et nos idéaux puissent affronter. Je vais vous parler du plan mis en œuvre.
Quel est ce plan ? je vais en énumérer 12 points.
Si Dieu le veut, ceux qui l’interprètent et l’étudient pourront en tirer une conclusion.
Premièrement : ce plan vise à mettre fin à la résistance et à ses membres, et à éradiquer complètement sa présence au Liban.
Comment cela sera-t-il réalisé ?
1. La guerre criminelle menée par Israël contre le Liban, qui a bafoué toutes les normes en massacrant des civils et des enfants, en semant la destruction et en perpétrant toutes les atrocités imaginables, a été menée pour contraindre la résistance à se soumettre. Il s’agissait d’un acte délibéré et prémédité.
2. L’ennemi et les États-Unis ont renié l’accord du 27 novembre après la chute de la Syrie, car ils estimaient que l’équilibre des forces avait changé. Ils ont refusé de poursuivre les opérations conformément au plan ou à l’accord précédent, qui reposait sur les rapports de force en vigueur à l’époque.
3. Ils ont œuvré pour que le pouvoir politique libanais serve de façade et de bouclier, leur permettant, en violation de la Constitution, de perpétrer tous les actes odieux nécessaires pour affronter et finalement vaincre la résistance, quelles qu’en soient les conséquences. Le pouvoir politique était tenu de couvrir ces actions.
4. Ils ont fermé les points de passage aériens, maritimes et terrestres pour empêcher l’arrivée d’armes, de technologies et de tout ce qui pourrait renforcer la résistance.
5. Ils ont entravé les efforts de reconstruction afin de maintenir la population déplacée et de retourner contre elle le soutien dont bénéficiait la résistance. 6.
Ils ont imposé un blocus financier total pour empêcher toute reprise ou renaissance du pays. 7.
Ils ont semé la discorde au sein de l’armée contre la résistance, travaillant sans relâche à cette fin. Cependant, grâce à Dieu, la vigilance de l’armée et de ses commandants, ainsi que des circonstances objectives, ont empêché cette discorde de se concrétiser.
8. Ils ont fait pression sur la Syrie pour qu’elle intervienne par l’est et tente de former une manœuvre d’encerclement avec Israël au nord, mais, heureusement, le régime syrien a refusé.
9- Ils ont œuvré pour attiser les conflits sunnites-chiites sous prétexte de protéger le Premier ministre par des décisions qu’il prendrait contre la résistance. Heureusement, chacun a fait preuve de raison et ces conflits ont échoué. Je tiens à souligner un point important, car il ne s’agit pas d’un sujet distinct : ceux qui ont semé la discorde ne nous ont pas conduits au conflit entre chiites et chrétiens. Leur objectif était d’opposer sunnites et chiites, et l’armée à la résistance, afin que certains se considérant comme les architectes du futur État libanais puissent exploiter la situation. Même dans certains rapports que nous avons reçus, les Américains les critiquaient, leur disant : « Vous ne faites rien », ce à quoi ils répondaient : « Non, notre intervention ne serait pas appropriée. » J’ai présenté cela comme un cas de discussion sur les conflits, mais ils ne constituent pas une force active et indépendante.
10- Il existe une couverture internationale et arabe – de la part de certains pays – exerçant des pressions de toutes parts en faveur d’Israël contre la résistance, sous divers prétextes et par différentes méthodes.
11- Tous les services de renseignement du monde œuvrent contre nous, nous fournissant des informations, opérant dans différents pays, cherchant à utiliser leurs ressources et à obtenir une couverture médiatique et politique ainsi que des pressions sur l’État libanais pour qu’il nous assiége.
12- Voilà le noyau dur des dirigeants. L’Amérique orchestre ce plan dans les moindres détails, dans toutes les directions, en utilisant toutes les ressources disponibles.
Voilà le complot auquel nous sommes confrontés. Et d’ailleurs, nous savons tout cela, nous surveillons tout et nous sommes conscients de leurs manœuvres en coulisses. Dieu nous aide dans les démarches qui exigent parfois de la patience, parfois de la lutte, parfois une implication médiatique, parfois une action politique, parfois un engagement social, etc. Nous faisons ce que Dieu nous permet de faire. Mais voilà le plan – un plan très vaste et dangereux.
Qu’avons-nous fait ? Je mentionnerai également 12 points :
1- Nous avons un objectif et un projet forts : notre droit de défendre et de libérer notre terre. C’est notre force.
2- Nous avons restructuré notre organisation militaire et nos méthodes de gestion, en tirant les leçons de la bataille d’Uli al-Ba afin de les adapter à un éventuel nouveau conflit.
3- Nous avons modifié nos tactiques de combat et élaboré une doctrine de combat pour la résistance, intégrant les enseignements de l’expérience et des circonstances actuelles, en employant des tactiques de guérilla et en évitant les positions retranchées.
4- Nous avons développé un armement approprié et des capacités de drones ; tout cela a été planifié par nos moudjahidines.
5- Nous comptons parmi nous des moudjahidines aspirant au martyre au plus haut niveau, au niveau ultime. Le moudjahid, le combattant de la résistance, est une figure véritablement grandiose, sans pareille dans l’histoire, inégalée aujourd’hui, inégalée même si l’on cherchait sur toute la terre un martyre d’une telle magnificence. Voilà le fondement, et chacun peut le constater.
6- Nous nous sommes efforcés d’améliorer les conditions sociales de notre peuple au mieux de nos capacités, dans la limite des ressources disponibles, des dons, des cotisations légitimes et du soutien de l’Iran – qui, grâce à Dieu, nous ont été apportés.
7- Nous avons assuré le rétablissement et l’hébergement de 300 000 familles pendant toute la durée du siège. Cela est également lié à la protection de notre environnement et de notre société.
8- Nous avons maintenu l’unité des forces de résistance, l’unité du mouvement Amal et du Hezbollah, ainsi que celle de tous nos alliés. Chacun a œuvré selon ses moyens, mais le principe fondamental est que nous ne faisons qu’un. Personne ne peut semer la discorde parmi nous. Ils ont essayé à maintes reprises et ont échoué, grâce à Dieu.
9- Nous avons élaboré un plan à long terme. Nous n’avons pas dit : « Essayons et attendons un peu, cela finira demain. » Non, non, non, non, nous avons un plan à long terme et nous poursuivrons nos efforts.
10- Nous avons cultivé l’ambiguïté et le silence dans nos préparatifs de confrontation, et nous le faisons encore, afin que l’ennemi ignore nos intentions. Quoi qu’il en soit, il a été surpris par ce qui s’est passé, et tous les analystes tiennent un discours différent.
11- Nous avons pris une décision comparable à celle de Karbala. Savez-vous ce que signifie une décision comparable à celle de Karbala ? Cela signifie qu’il n’y a aucune limite, et cette décision est toujours en vigueur.
12- Nous avons fait preuve de patience quand il le fallait, et nous avons combattu quand il le fallait. Pendant quinze mois, notre patience s’est muée en combat, puis, le 2 mars, nos combats sont devenus de véritables affrontements, et il n’y a pas de retour en arrière possible.
Quelle est la conclusion de ce bref aperçu ? Bien sûr, cela nécessiterait beaucoup plus de détails, mais l’essentiel est que chacun comprenne la situation.
Le projet israélien atteint aujourd’hui son point le plus bas. Le projet d’éliminer le Hezbollah et de consolider l’occupation a échoué, et les Israéliens quitteront jusqu’au dernier pouce de notre territoire. Ayez confiance : la victoire, celle qui mènera à l’expulsion de l’ennemi israélien de notre terre, sera remportée, si Dieu le veut.
Gardez la tête haute, vous êtes un résistant. Dieu est le Victorieux, ne cédez à aucun compromis.
Que la paix soit sur vous, ô Abou Abdallah, que la paix soit sur vous, ô fils du Messager de Dieu, que la paix soit sur Al-Hussein, sur Ali ibn Al-Hussein, sur les enfants d’Al-Hussein, sur les compagnons d’Al-Hussein, que la paix, la miséricorde et les bénédictions de Dieu soient sur vous ».
Source : Al-Manar
