samedi, 20/06/2026   
   Beyrouth 19:32

Iran : le CGRI ferme le détroit d’Ormuz pour violation de la clause sur le Liban. D’autres mesures pourraient s’en suivre

Illustration réalisée via l'IA

Le quartier général du commandement central Khatam al-Anbiya en Iran a annoncé ce samedi après-midi la fermeture du détroit d’Ormuz en raison de la violation par les États-Unis du mémorandum d’entente et de la poursuite de l’agression israélienne contre le sud du Liban, selon l’agence de presse Tasnim.

Dans un communiqué, le QG indique que la fermeture du détroit d’Ormuz à la circulation maritime « résultait du non-respect flagrant des promesses de Washington et de sa violation de son engagement à appliquer la première clause du mémorandum d’entente concernant la fin de la guerre ».

Cette fermeture est « une réponse aux violations continues et répétées du cessez-le-feu par l’entité sioniste au Sud-Liban, et aux massacres brutaux et aux déplacements de centaines de milliers de personnes de ce pays opprimé qui en ont résulté », selon le communiqué.

Le texte précise que cette mesure est « la première en réponse au non-respect des engagements par l’ennemi », avertissant que si l’agression se poursuit, « d’autres mesures seront planifiées et mises en œuvre pour contraindre l’ennemi à respecter ses promesses ».

L’agence de presse Fars qui a cité une source militaire au sein des forces navales des Gardiens de la révolution a confirmé que le détroit d’Ormuz avait été complètement fermé quelques minutes auparavant.

A noter que le mémorandum d’entente signé par les États-Unis et l’Iran mercredi soir préconise dans ses clauses un cessez-le-feu sur tous les fronts, y compris au Liban.

Mais les responsables israéliens ont refusé d’obtempérer en l’absence de toute pression américaine et l’armée d’occupation poursuit son agression systématique meurtrière contre le Liban, en particulier dans le sud.

Plus tôt dans la journée, le chef de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Conseil de la Choura iranien, Ebrahim Azizi , avait affirmé que le non-respect par les États-Unis de la première clause du mémorandum d’entente démontre qu’ils n’ont toujours pas la volonté de gagner la confiance du peuple iranien.

Azizi a averti que « la poursuite de cette situation leur coûtera cher », soulignant que la première conséquence serait « une réponse intelligente et dissuasive à la violation des termes du protocole d’accord ».

Source : Médias