Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue libanais, Nabih Berri, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que « la fin de la guerre au Liban et la préservation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays constituent un élément essentiel du premier article de l’Accord d’Islamabad entre l’Iran et les États-Unis ».
M. Ghalibaf a ajouté : « Notre objectif est de mettre fin à la guerre au Liban, de faciliter le retour des personnes déplacées dans leurs foyers et de mettre fin à l’occupation et au retrait de l’entité sioniste du territoire libanais. Nous traitons cette question avec la plus grande détermination. »
Ghalibaf a rappelé que lors des pourparlers suisses, suite à une indication sérieuse de la délégation de négociation iranienne concernant des violations de cet article, il a été décidé de former une « unité de contrôle des conflits » comprenant l’Iran, les États-Unis et le Liban, afin que cette unité assure le suivi de la mise en œuvre de cet article au Liban.
Le président Berri a, pour sa part, exprimé sa reconnaissance envers la République islamique d’Iran et la délégation de négociation iranienne pour leurs positions, déclarant : « Vos efforts en Suisse servent les intérêts du peuple libanais, mais l’ennemi sioniste tente par d’autres moyens de contourner la question du rétablissement de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Liban dans le cadre de l’Accord d’Islamabad. »
Le président Berri a précisé que l’« Accord de Washington » entre les autorités libanaises et l’entité sioniste est « une conspiration et une source de discorde », rappelant une maxime attribuée a l’imam Ali qui a dit : « La discorde est pire que la mort. »
Ghalibaf et Berri ont conclu en soulignant la nécessité de convoquer au plus vite une réunion de la Cellule de contrôle des conflits afin de maîtriser et de mettre fin à la guerre au Liban
Source : Médias
