Saudi Aramco a fermé sa raffinerie de pétrole de Jazan, d’une capacité de production d’environ 400 000 barils par jour, suite à l’attaque qu’elle a subie le 25 juillet, a rapporté Reuters.
Selon la note de service de la compagnie, la décision de fermeture a été prise afin de permettre la mise en œuvre des travaux de réparation et d’entretien nécessaires suite aux dommages subis par la raffinerie après l’attaque dont elle a été la cible, dans le but de remettre l’installation en service le plus rapidement possible.
Les informations indiquent qu’Aramco vise à achever les travaux de réparation et de redémarrage initialement d’ici le 15 août, la raffinerie reprenant progressivement ses niveaux de production habituels après la réalisation des tests techniques et opérationnels.
La raffinerie de Jazan est l’une des plus importantes de Saudi Aramco, avec une capacité de raffinage d’environ 400 000 barils par jour, soit environ 4 % de la production quotidienne totale de pétrole et de liquides d’Aramco. Elle comprend la plus grande usine de gazéification à cycle combiné intégrée au monde.
Elle a été visée samedi 25 juillet par les forces yéménites de Sanaa qui ont riposté à l’attaque saoudienne contre la ville portuaire de Hodeïda, son port et l’île Kamran. Des sources avaient assuré que Sanaa a tiré 50 projectiles en direction du complexe pétrolier Aramco dans cette ville.
Et la raffinerie Abqaiq
Une autre raffinerie, celle d’Abqaiq située dans la région de Charqiya sur la côte est de l’Arabie a aussi été visée. Des images satellites montrent des dégâts sur plusieurs réservoirs de stockage de gaz de cette raffinerie et des couvertures de refroidissement noires et blanches sur deux réservoirs pour empêcher le gaz de se répandre.
Des médias avaient rendu compte d’un violent incendie, d’une puissance estimée à 300 mégawatts, qui a ravagé la raffinerie d’Abqaiq et la principale station de pompage de l’oléoduc Est-Ouest, faisant craindre la perturbation des voies d’approvisionnement vitales et d’aggraver la crise pétrolière actuelle.
Sentinel-2, une société d’imagerie satellitaire, a indiqué mardi que « la fumée et les dégâts à l’usine de traitement du pétrole d’Abqaiq, dans l’est de l’Arabie saoudite » étaient toujours présents, confirmant l’ampleur de la frappe yéménite et les importants dégâts qu’elle a causés aux infrastructures pétrolières saoudiennes.
La société a ajouté que « les images satellites montrent toujours des incendies à l’intérieur de l’usine d’Abqaiq, capable de traiter environ 7 millions de barils par jour », révélant ainsi l’incapacité des autorités saoudiennes compétentes à éteindre les incendies.
De son côté, Bloomberg a rapporté qu’« Aramco et le ministère saoudien de l’Énergie n’ont pas répondu aux demandes de commentaires concernant l’impact des opérations menées depuis le Yémen sur les installations pétrolières ».
D’après un article de Bloomberg, la dissimulation délibérée par les autorités saoudiennes d’informations concernant les effets des opérations au Yémen – contrairement à ce qu’elles faisaient les années précédentes en divulguant immédiatement après chaque opération – confirme que le nouveau calcul de dissuasion inflige de lourdes pertes au secteur énergétique saoudien, pertes que Riyad cache délibérément pour dissimuler le coût exorbitant résultant de sa politique agressive envers le Yémen
Source : Divers
