La chaîne NBC News a rapporté, citant des responsables militaires, que ces derniers ont informé le président américain Donald Trump que « toute opération visant à prendre le contrôle du détroit d’Ormuz serait longue, coûteuse et sanglante, sans aucune garantie d’obtenir la victoire ».
La chaîne US a indiqué qu’une évaluation américaine a souligné que « l’Iran est désormais en train de déplacer sa priorité des armes nucléaires vers le détroit d’Ormuz ».
Il convient de rappeler que la République islamique d’Iran a réaffirmé à maintes reprises qu’elle ne cherchait pas à acquérir d’armes nucléaires, la doctrine de défense du pays interdisant la production, le stockage et la fabrication d’armes nucléaires.
Trump avait prétendu lundi 10 août que « la seule partie qui contrôle actuellement le détroit d’Ormuz est la marine américaine ».
Cela intervient dans un contexte de vives critiques aux États-Unis visant « l’incapacité continue de Trump à parvenir à un accord pour mettre fin durablement à la guerre avec l’Iran ».
S’agissant de la position iranienne sur le détroit d’Ormuz, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a expliqué que la fermeture du détroit est une mesure naturelle destinée à empêcher qu’il ne soit utilisé pour mener des attaques contre l’Iran, précisant que « sa réouverture est liée aux circonstances et aux conditions de l’Iran, et tant que la guerre se poursuit, nous ne permettrons pas le passage par le détroit ».
L’Iran et Oman mènent des discussions sur une gestion conjointe de la navigation dans le détroit en tant qu’États riverains, alors que Téhéran refuse d’y associer une tierce partie ou d’ouvrir un corridor sans coordination préalable avec elle.
Ces discussions portent sur les questions de souveraineté des États côtiers et de garantie de leur sécurité, sur les arrangements futurs pour la gestion du détroit, sur la création d’un centre de coordination conjoint entre l’Iran et le Sultanat d’Oman pour gérer le trafic maritime, ainsi que sur l’obtention des informations nécessaires auprès des navires traversant le détroit d’Ormuz entre la mer d’Oman et le Golfe, et inversement.
Source : Médias
