Dans son analyse des répercussions de la guerre sur l’appareil militaire israélien, un article du quotidien israélien Maariv rapporte que l’armée israélienne a utilisé la quantité de munitions équivalente à la quantité totale tirée au cours des trente années précédant la guerre.
L’armée de l’air israélienne a effectué, au cours des trois dernières années, un nombre de sorties équivalent au volume d’activité qu’elle enregistre habituellement sur neuf ans dans des circonstances normales, ajoute l’article selon lequel les chars et les véhicules blindés avaient consommé des milliers de moteurs.
L’article souligne que les pertes humaines représentaient le plus grand défi auquel était confrontée l’armée israélienne, notant la mort de 1 138 soldats auxquels s’ajoutent les 11730 blessés physiques et psychologiques, avec des prévisions selon lesquelles le nombre de personnes affectées psychologiquement augmenterait dans la période à venir, et il ne s’agit là que des chiffres annoncés.
Il a ajouté que les effets de la guerre allaient au-delà des pertes directes, affectant la vie personnelle et familiale des soldats. Il a cité une enquête menée par l’armée israélienne auprès des conjoints de militaires, qui montrait que le mode de vie avait changé pour 75 % des familles. Si plus de la moitié des personnes interrogées ont affirmé leur soutien continu au service militaire de leur conjoint, seulement 10 % estimaient que la nature de ce service permettait à leur conjoint de s’investir dans sa carrière.
Des signes de pénurie de ressources humaines commencent à apparaître au sein des forces armées, certains officiers expérimentés préférant se tourner vers des emplois moins stressants ou prendre leur retraite plutôt que d’assumer des postes de direction, à un moment où l’armée continue de dépendre fortement des forces de réserve.
Le journal a souligné que l’armée israélienne maintient actuellement en moyenne 53 000 soldats de réserve en service quotidiennement, en lien avec son déploiement dans les zones tampons de la bande de Gaza, du sud du Liban et de la Syrie, en plus de ses opérations en cours en Cisjordanie.
L’article aborde également le coût économique de ce déploiement, expliquant qu’un mois de service de réserve au cours de l’année écoulée a coûté environ 2,1 milliards de shekels (environ 703 millions de dollars), un montant équivalent à la valeur de sept avions F-35 ou de 70 chars Merkava, selon le rapport.
Source : Médias
