vendredi, 04/09/2026   
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Confusion au Pentagone : Trump « envisage » de déclarer la fin de la guerre

L’administration du président américain, Donald Trump, s’oriente vers le maintien d’un large déploiement militaire au Moyen-Orient, parallèlement à un durcissement de la pression économique sur l’Iran.

Cela intervient alors que Trump discute avec ses principaux conseillers de la possibilité de déclarer la fin de la guerre après son entrée dans son septième mois, notamment face à l’accentuation des avertissements au sein de l’institution militaire quant à l’épuisement des capacités américaines.

Selon le Wall Street Journal, Trump a exprimé son soutien à l’idée de mettre fin à la guerre et de s’appuyer davantage sur la pression économique, au moment où le secrétaire à la guerre, Pete Hegseth, œuvre à prolonger le déploiement d’une partie des forces américaines dans la région jusqu’en 2027.

Le journal cite des responsables américains affirmant que Trump estime que « le maintien de la pression économique pourrait inciter Téhéran à faire des concessions sur le dossier nucléaire », tandis que ses conseillers le mettent en garde contre le fait qu’une « extension de l’affrontement pourrait nuire aux chances des Républicains lors des élections de mi-mandat en novembre ».

Ces avertissements sont renforcés par le fait que les Démocrates exploitent systématiquement l’impasse de l’administration Trump, à l’instar de leur chef à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, qui a qualifié la guerre d’« imprudente et coûteuse », estimant qu’elle s’est solde par un « échec ».

Les Démocrates ne manquent pas d’arguments à utiliser dans cette bataille, notamment les pressions croissantes exercées au sein des institutions américaines par la poursuite des opérations militaires contre l’Iran.

Dans ce cadre, le « Washington Post » a révélé que le Pentagone a restreint l’accès aux documents liés au « livre d’ordres du secrétaire à la Défense » sur un réseau intranet classifié, après que le journal a rapporté les avertissements de plusieurs hauts responsables militaires soulignant que la prolongation des opérations était devenue « insoutenable » et risquait d’affaiblir la capacité de l’armée à faire face à des menaces dans d’autres régions.

Dans le même temps, le Pentagone a cessé d’utiliser le nom d’opération « Colère Épique » pour désigner les actions en cours ; bien que cette démarche ne signifie pas la fin des opérations américaines contre l’Iran, elle reflète un recul de l’enthousiasme de l’institution militaire pour la guerre et une tentative d’en tourner la page, même si ses démarches se poursuivent de manière limitée.

En revanche, face aux discussions sur l’épuisement des stocks, Trump a déclaré que « les États-Unis possèdent de grandes quantités de munitions dont la production se maintient à des niveaux élevés », ajoutant que l’administration de l’ancien président Joe Biden avait envoyé à l’Ukraine des munitions dépassant, selon lui, ce que les forces américaines ont utilisé contre l’Iran.

En parallèle du recul ou du désengagement de l’option militaire, Washington a élargi sa campagne de pression économique.

Selon « Axios », le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a donné instruction aux ambassades américaines d’inciter les gouvernements à réduire leurs échanges commerciaux avec l’Iran, sous menace de sanctions contre les pays, entreprises et individus poursuivant ces transactions.

De son côté, le vice-président américain, J.D. Vance, a affirmé que « les options économiques, militaires, diplomatiques et les opérations clandestines restent sur la table », et que Washington ne mènera pas de discussions avec Téhéran tant que cette dernière ne cessera pas de cibler les navires commerciaux.

Il a fait porter à l’Iran la responsabilité de la hausse des prix du carburant aux États-Unis, estimant que « la protection de la navigation dans le détroit d’Ormuz est essentielle pour éviter une crise énergétique mondiale ».

Alors que le détroit reste au cœur de l’affrontement, Trump a publié sur Truth Social une image indiquant que le flux pétrolier à travers Ormuz est revenu à ses niveaux antérieurs, mais les données font état de perturbations majeures du trafic d’exportation et d’une baisse à son niveau le plus bas depuis la signature du « protocole d’accord ».

Les répercussions se sont également étendues au secteur des assurances, avec des pertes estimées à environ 1,4 milliard de livres sterling sur le marché des Lloyd’s de Londres.

Source : Médias