Le vice-président du président américain Donald Trump, J.D. Vance, a annoncé que les États-Unis enquêtent sur une frappe ayant ciblé une cérémonie de mariage iranienne cette semaine.
Vance a déclaré jeudi aux journalistes que les États-Unis enquêtaient sur l’incident, ajoutant : « Nous enquêtons sur l’affaire parce que cela nous importe certainement. Nous voulons savoir. »
Il a poursuivi : « Si nous commettons des erreurs, c’est là, encore une fois, qu’il y a une grande différence entre nous et l’Iran : lorsque notre armée commet des erreurs, elle en tire des leçons pour tenter d’améliorer ses performances », selon ses prétentions.
De son côté, l’armée américaine a affirmé être au courant des rapports iraniens, prétendant qu’elle « ne cible jamais les civils ».
Un responsable américain, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a indiqué que le gouvernement envisage divers scénarios concernant les victimes de la fête de mariage, notamment si la frappe découlait d’un raid américain ou d’un type de ricochet d’un missile de défense antiaérienne iranien ou d’un missile d’interception ayant dévié de sa trajectoire.
Une analyse réalisée jeudi par des experts en armement, basée sur l’examen de photos et de séquences vidéo vérifiées par Reuters, a conclu que l’explosion qui a détruit la fête de mariage dans le sud de l’Iran mardi résultait très probablement d’un impact direct avec une munition américaine, et non du ricochet d’un projectile provenant d’une autre cible.
Les États-Unis n’ont pas revendiqué la responsabilité de l’incident, alors que l’administration Trump fait face à des pressions croissantes sur le plan interne pour mettre fin à une guerre qui affecte négativement ses taux de popularité à l’approche des élections de mi-mandat prévues en novembre.
Reuters a présenté les séquences vidéo et les photos de l’incident à quatre experts militaires du domaine des armements, lesquels ont déclaré que les dégâts correspondaient aux conditions d’un impact direct, et non à des dommages secondaires causés par le ricochet d’un obus sur une autre cible.
Trois de ces experts ont estimé qu’il était probable que le projectile soit une arme américaine, et non un missile de défense antiaérienne iranien ayant dévié de sa trajectoire.
Les États-Unis avaient lancé, dans la nuit du mardi 1er septembre 2026, une agression ciblant un mariage à Sirik, faisant 70 victimes civiles entre martyrs et blessés, principalement des femmes et des enfants.
Source : Médias
